
Une transaction monstre était en place avec les Stars!
Le Kraken de Seattle semble avoir développé une fâcheuse habitude: Celle de se faire rejeter par les plus grandes vedettes de la LNH, même en mettant des sommes astronomiques sur la table. Alors que le marché des transactions bat son plein à l'approche du repêchage 2026, une nouvelle tentative spectaculaire du Kraken vient de tourner au vinaigre.
Selon ce que rapporte le journaliste et insider Elliotte Friedman de Sportsnet, les Stars de Dallas avaient accordé au Kraken la permission de discuter directement avec leur ailier gauche Jason Robertson dans le but de s'entendre sur les termes d'un contrat avant de finaliser une transaction entre les deux formations. Seattle n'a pas hésité à frapper fort en lui proposant un contrat de huit ans à environ 15 millions de dollars par saison, soit une valeur totale avoisinant les 120 millions de dollars. Une offre colossale qui aurait fait de Robertson l'un des joueurs les mieux rémunérés de toute la ligue. Pourtant, l'attaquant de 26 ans a décliné la proposition.
Les deux formations auraient même déjà convenu des grandes lignes d'une transaction avant que ces discussions ne soient autorisées. L'entente aurait notamment inclus le choix de première ronde du Kraken, le septième au total lors du repêchage de vendredi. Ni les Stars, ni le Kraken, ni le représentant de Robertson, Andy Scott, n'ont accepté de commenter la situation.
La saga contractuelle entre Jason Robertson et les Stars dure depuis plusieurs semaines et semble avoir atteint un point critique. Dallas lui aurait d'abord soumis une offre de huit ans à 12 millions par saison, pour un total d'environ 96 millions de dollars. La direction texane s'est toujours montrée ferme sur un principe: Ne pas offrir à Robertson un salaire supérieur à celui de Mikko Rantanen, leur autre joueur étoile qui touche 12 millions annuellement.
Mais le camp Robertson voit les choses autrement. L'ailier gauche et son entourage viseraient plutôt un salaire annuel se situant entre 14 et 15 millions de dollars. L'écart de 2 à 3 millions par année peut sembler modeste, mais sur la durée d'un contrat de huit ans, la différence représente jusqu'à 24 millions de dollars au total. Un fossé qui semble extrêmement difficile à combler pour une organisation qui doit jongler avec les contraintes du plafond salarial.
Robertson, qui a inscrit 45 buts et récolté 96 points en 82 matchs la saison dernière, deviendra agent libre avec restriction le 1er juillet. Plusieurs équipes rivales seraient prêtes à répondre à ses exigences salariales, et certaines envisageraient même de déposer une offre hostile pour forcer la main des Stars. Cette pression extérieure place Dallas dans une position délicate : échanger leur marqueur de 40 buts contre des actifs intéressants ou risquer de le perdre sans compensation adéquate.
Ce refus de Robertson n'est pas un cas isolé pour Seattle. Plus tôt cette année, le Kraken avait vécu un scénario remarquablement similaire avec Artemi Panarin. Lors du derby entourant l'échange de l'attaquant vedette des Rangers de New York, Seattle s'était positionné comme l'équipe la plus agressive en lui offrant un contrat de quatre ans à une valeur oscillant entre 14 et 15 millions par saison. Un tel accord l'aurait rendu mieux payé que Leon Draisaitl jusqu'à ses 38 ans.
Panarin a pourtant choisi de tourner le dos à cette montagne d'argent. Il a plutôt exigé d'être envoyé aux Kings de Los Angeles, où il a accepté un contrat de deux ans totalisant 22 millions de dollars, soit 11 millions par saison. Un montant nettement inférieur à ce que Seattle était disposé à lui verser. Le vétéran russe avait d'abord espéré rejoindre la Floride ou Tampa Bay, mais l'incapacité de ces équipes à formuler une offre compétitive l'a finalement orienté vers Los Angeles.
Pour le Kraken, le constat est préoccupant. Malgré une volonté évidente de dépenser et d'attirer des joueurs de premier plan, la franchise fondée en 2021 peine à convaincre les vedettes de la LNH de s'établir dans le nord-ouest du Pacifique. Deux refus majeurs en quelques mois soulèvent des questions sur l'attractivité de la destination, au-delà des considérations strictement financières.
La prochaine semaine s'annonce déterminante pour l'avenir de Jason Robertson. Les Stars continuent de négocier avec leur joueur tout en explorant activement les offres d'échange provenant d'autres formations. Un dénouement est attendu avant ou peu après l'ouverture du marché des agents libres le 1er juillet, et il pourrait bien redessiner le paysage de la LNH pour les années à venir.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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