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Simon «Snake» Boisvert a lancé un nouveau nom qu'il verrait se greffer au Tricolore lors de son passage au Sick Podcast with Tony Marinaro et, comme toujours, ça fait réagir. Selon lui, Erik Haula serait un joueur qui pourrait intéresser la direction du Canadien. Un vétéran de Nashville payé 3,15 M$, autonome à la fin de la saison, capable de vitesse, de robustesse et d’un peu de production offensive. Une option qui, à ses yeux, ne coûterait pas cher et qui pourrait solidifier le groupe pour la suite de la campagne.
Sur papier, Haula offre ce que Boisvert valorise depuis longtemps: du grit, de la rapidité, un moteur constant, une touche offensive ici et là. Un joueur de 34 ans qui ne t’engage pas au-delà du printemps, qui peut marquer à l’occasion et qui n’a jamais eu peur d’aller dans les zones qui font mal. Une valeur sûre dans un rôle de soutien.
Le problème, c’est exactement ce qu’Alexis Lavoie-Martel lui a lancé en pleine discussion: «Qu’est-ce qu’il t’amène que tu n’as pas déjà?» Cette question, simple et directe, démolit littéralement l’idée.
Erik Haula, c’est 865 matchs, 361 points, 5 pi 11 po, 191 lb. Un bon vétéran, fiable, intense… sauf que Montréal en a plusieurs, des joueurs dans ce moule-là. Et mieux encore, plusieurs peuvent jouer à l’aile ET au centre, ce qui est déjà un casse-tête quotidien pour le personnel d’entraîneurs.
Joe Veleno, Owen Beck, Josh Anderson, Brendan Gallagher, Zachary Bolduc et Samuel Blais, pour ne nommer que ceux-là. Tous capables d’occuper un rôle similaire dans l’alignement. Tous déjà intégrés au système. Tous déjà liés à la chimie qui fait avancer ce groupe depuis le début de la saison.
Le Canadien n’a pas un problème de manque de profondeur. À l’inverse, il a un problème de gestion de profondeur. Dès que les blessés reviendront, il faudra couper, trancher, déplacer, décider. Ajouter un patineur de moins de 6 pieds — qui tire de la gauche — n’a aucun sens dans le portrait général du bottom six du CH. Haula ne vient pas combler un besoin. Il vient s’insérer dans une congestion qui existe déjà à l’aile gauche, là où Montréal compte déjà trop de candidats pour trop peu de minutes.
Boisvert aime sortir des noms inattendus. Cette fois, la piste ne mène nulle part — même si elle avait un autre nom au profil identique que Haula. Montréal doit faire de la place, pas se créer un embouteillage de plus. On passe au prochain appel…
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