
Tous les détails ici !
La discussion n’est plus théorique, ni réservée aux projections de camp d’entraînement. Michael Hage est rendu au point où son nom force des décisions, pas seulement des opinions. Sur le plateau de La Poche Bleue, les panélistes n’ont pas débattu de son potentiel à long terme, mais bien de l’impact immédiat qu’il pourrait avoir dans un contexte bien réel, celui d’un Canadien amoché, sous pression… et engagé dans une lutte serrée pour une place en séries.
Cette bifurcation est révélatrice. Lorsqu’on commence à parler de dates, de matchs précis et de joueurs à déplacer, ce n’est plus un exercice de développement abstrait. C’est un test de courage hockey et, visiblement, autour de la table, plusieurs estiment que le moment est venu de passer de la parole aux actes.
Mathieu Dandenault a ouvert la porte avec prudence. Pour lui, Hage aura sa chance l’an prochain, dès le début de la saison. Maxim Lapierre et Gilbert Delorme ont rapidement haussé le ton. Selon eux, l’essai doit se faire dès cette année. Delorme y est allé d’une projection claire, soit en fin de saison… si les circonstances le permettent.
Pascal Leclaire, lui, n’a pas tourné autour du pot. Selon l'ancien, dès que Michigan sera éliminé — et à condition qu’il reste des matchs au calendrier du CH — Hage doit jouer.
Puis, il y a eu cette phrase, livrée avec le sourire mais chargée de sous-entendus. «Apparemment que c’est la meilleure invention depuis le pain tranché», a lancé un Delorme plutôt sarcastique en parlant de l’enthousiasme entourant les joueurs universitaires. Il a rapidement calmé le jeu en rappelant qu’il préférait attendre de voir les jeunes à l’œuvre au camp et en saison régulière avant de juger… bien conscient que l’histoire du CH est remplie de promesses non tenues.
Leclaire a ramené tout le monde sur terre. Même sans déception, l’adaptation est réelle. Arriver en avril dans la LNH, quand le rythme est «vite en maudit», ce n’est pas la même chose que de commencer en octobre. Il a d’ailleurs cité en exemple Ivan Demidov, excellent en fin de saison 2024-2025, mais plus discret en séries face aux Capitals… lorsque l’espace s'est soudainement réduit.
Ce débat ne surgit pas par hasard.
La suite logique serait donc de tester son niveau dans la grande ligue. Le Canadien se bat pour les séries, oui, mais avec Anderson et Dach sur la touche — ainsi que Laine qui attend encore le feu vert médical — l’audace devient presque une nécessité. Pas pour en faire un sauveur sur le deuxième trio, probablement pas, mais — sur une troisième ligne capable de soutenir les deux autres et de maintenir la pression — l’idée est loin d’être farfelue.
Ça fait chier de déplacer quelqu’un qui a travaillé toute l’année, comme l’ont admis Lapierre et Delorme, mais c’est un mal nécessaire.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.