Ivan Demidov et Juraj Slafkovsky

Diviser pour mieux régner: le pari Slafkovský-Demidov en séries?

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Alexandre Lavoie

Alexandre Lavoie

Le premier trio du Canadien de Montréal fait rêver, personne ne va nier l’évidence. Nick Suzuki (101 points) distribue, Cole Caufield (51 buts) fait «payer cash»Juraj Slafkovský (30 buts) dynamise, protège et libère de l’espace comme peu de joueurs dans la LNH savent le faire à son âge. Sur papier, toucher à cette unité relève presque du sacrilège. En séries, toutefois, la logique change. La question n’est plus de savoir qui est le meilleur trio, mais comment bâtir un casse-tête que l’adversaire n’arrive jamais à résoudre. 

C’est exactement là que les propos de Maxim Lapierre et de Pierre-Cédric Labrie, à La Poche Bleue, frappent dans le mille. Ivan Demidov n’est pas un ailier ordinaire qu’on déplace faute de mieux. C’est un joueur capable d’avoir un impact peu importe le contexte, un franc-tireur offensif qui ne dépend pas d’une chimie figée pour créer quelque chose.

L’idée d’un Demidov «volant» — utilisé sur différents trios selon le momentum — a du sens quand chaque présence compte et que la moindre faiblesse est exploitée sans pitié.

La réflexion est la même pour Slafkovský. Lorsque le Slovaque a été déplacé sur le deuxième trio avec Demidov, un déclic s’est produit. Plus libre, moins prisonnier du réflexe de remettre systématiquement la rondelle au capitaine, Slafkovský a montré la meilleure version de lui-même — plus près de celle observée avant son repêchage. Dominant physiquement, confiant avec la rondelle, capable de faire avancer une ligne à lui seul. Un joueur qui impose son tempo plutôt que de le subir.

Reste qu’il faut avancer avec prudence. «Déshabiller Pierre pour habiller Jacques» demeure un risque bien réel. Le premier trio est une menace connue et respectée à travers la LNH, et Slafkovský y joue un rôle prépondérant. Son travail «de bras» crée des secondes supplémentaires pour Suzuki et Caufield, transforme des 50-50 en possessions prolongées et épuise les défenseurs adverses. Remplacer ce rôle n’est pas banal ni aisé.

Cela dit, l’histoire récente montre que d’autres ont déjà réussi à combler ce vide. Josh Anderson, Zachary Bolduc et même Alexandre Texier ont connu de solides moments aux côtés de Suzuki et Caufield lorsqu’on leur en a donné la chance. Revenir à un duo offensif Slafkovský-Demidov sur un deuxième trio permettrait alors de recréer un one-two punch difficile à gérer, un peu à la manière du Colorado de Peter Forsberg et Joe Sakic, capable de frapper sans concentrer toute sa menace sur une seule unité.

Martin St-Louis aime jongler avec ses cartes, surtout quand le moment l’exige. Pour une fois, le Canadien a des options crédibles, pas des solutions par défaut. En séries, la combinaison gagnante n’est pas toujours celle inscrite au tableau avant la mise au jeu initiale. Parfois, elle se construit shift après shift, au grand désarroi de l’adversaire qui avait un autre plan de match.

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À propos de l'auteur

Alexandre Lavoie
Alexandre Lavoie

Rédacteur

Amoureux de la langue de Molière et passionné de hockey depuis toujours, il possède un œil de lynx capable de remarquer ce que d'autres ne voient pas. Sa capacité à verbaliser ces observations lui permet de marquer des points à tous coups. Sa créativité et son souci de la précision sauront combler vos besoins en information sportive, concise et percutante!

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