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On vous l’a dit récemment… et les chiffres continuent de le confirmer: Cole Caufield ne marque presque jamais des buts qui ne veulent rien dire. Chez lui, le filet désert est une terre inconnue et le but cosmétique n’est pas au menu.
Ce que le numéro 13 du Canadien fait, soir après soir, c’est frapper là où ça fait mal. Au moment précis où un match bascule.
Fin de match, égalité fragile, adversaire encore en vie. Caufield embarque et, trop souvent pour l’autre équipe, il tranche. Égalisateur, but pour prendre les devants ou coup de grâce déguisé. Ce n’est pas une impression, ni une figure de style pour mousser son impact. Les données le confirment froidement.
Le statisticien Guillaume Villemaire a dévoilé une statistique qui en dit long:
En 2025-26, Caufield est rendu à 25 buts qui donnaient l’avance au Canadien. À première vue, le chiffre ne saute pas aux yeux. Pourtant, ramené dans son contexte, il devient franchement révélateur. Sur ses 43 buts cette saison, 58% ont directement permis au CH de passer devant au tableau. Plus de la moitié de sa production a un effet immédiat sur l’issue du match.
Encore là, on ne parle même pas des quatre buts égalisateurs ni des neuf buts gagnants qu’il a inscrits au final. Des buts lourds, chargés de pression, marqués quand l’erreur n’est pas permise et que les meilleurs joueurs doivent répondre présent.
Là où ça devient franchement impressionnant, c’est lorsqu’on élargit la lentille à l’histoire complète de la LNH. Depuis le début de la présente campagne, Caufield se retrouve déjà à un but du troisième rang de tous les temps pour les buts donnant l’avance à une équipe, une marque actuellement détenue par David Pastrnak… et il lui reste encore 13 parties pour améliorer ce total.
Trois buts le séparent d’un certain Pavel Bure, deuxième avec 28. Devant eux, un seul nom trône encore, Brett Hull et ses 39 en 1990-91. Le Golden Brett est, rappelons-le, membre du Temple de la renommée du hockey depuis 2009.
Se retrouver dans la même conversation que Hull et Bure à seulement 24 ans, ce n’est pas anodin. Cela dépasse le simple volume de buts. C’est une question de timing, de sang-froid et de capacité à livrer sous pression.
Où Caufield s’arrêtera-t-il cette saison? La réponse importe presque peu. Une chose est déjà claire, malgré un gabarit qui a longtemps alimenté les doutes, il est devenu un marqueur d’impact réel, un franc-tireur qui change le cours des matchs. Pas par accident, mais bien par habitude…
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