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Zachary Bolduc n’est ni un projet, ni un pari. Et surtout, il n’a rien à voir avec les profils incertains que sont Kirby Dach ou Alex Newhook.
Arpon Basu, rédacteur en chef pour The Athletic, l’a bien vu, et il a raison sur un point essentiel: Bolduc arrive à Montréal avec une identité claire, forgée au fil d’une saison recrue qui l’a transformé en joueur complet.
Ce que Jeff Gorton et Kent Hughes ont acquis le 1er juillet, ce n’est pas un espoir à relancer. Le prix payé — Logan Mailloux — a soulevé quelques sourcils, mais Bolduc arrive avec un bagage qui justifie pleinement l’investissement.
C’est un attaquant qui a déjà prouvé qu’il peut produire, s’impliquer physiquement et s’adapter à la vitesse de la LNH. Avec 19 buts et 17 passes en 72 matchs, Bolduc a terminé sa saison avec 36 points et un différentiel de +20. Pas mal pour un joueur qui a commencé l’année en étant rayé de l’alignement à répétition.
Son évolution est frappante.
Depuis l’arrivée de Jim Montgomery, son jeu a vraiment décollé. Et on a pris bonne note de ça.
- Jeff Gorton
Il est passé d’un ailier hésitant à un attaquant capable de dicter le rythme sur la glace. Ce n’est pas un simple ajustement. C’est une métamorphose visible dans ses décisions, sa posture et son impact sur le jeu.
Bolduc n’est pas juste un joueur physique. Il pense vite, agit vite. Il ne garde pas la rondelle inutilement, il la distribue intelligemment. Il sait quand aller au filet, quand se démarquer, quand faire circuler le jeu. Et surtout, il sait tirer. Son tir est une arme. Sept buts en avantage numérique, à égalité avec Jordan Kyrou chez les Blues. Il comprend le rôle de bumper, sait se placer et sait frapper.
Ajoutez à ça son profil offensif constant depuis ses années junior:
Et n’oubliez pas ses 8 buts et 3 passes en 15 parties avec les Blues au mois d’avril dernier— une séquence qui confirme qu’il est déjà performant quand ça compte.
Bolduc n’est pas un joueur qui avait un bon potentiel lors de son année de repêchage, mais qui n’a rien démontré dans la grande ligue. Il est NHL ready. Et contrairement à Dach ou Newhook, il n’a pas besoin d’un miracle pour éclore. Il a juste besoin d’un rôle. Martin St-Louis le lui donnera.
Si tout se passe comme prévu, Bolduc ne sera pas juste un bon ajout — il incarnera pleinement le Canadien version 2025… en espérant que, cette fois, personne ne viendra pleurer un défenseur parti trop tôt.
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