
À bien y penser, le relever de ses fonctions n'est peut-être pas la solution...
Ils sont nombreux à exiger le congédiement de Marc Bergevin à Montréal.
On lui reproche sa mauvaise gestion du dossier Michel Therrien, du mauvais développement d'Alex Galchenyuk, d'avoir laissé partir Alex Radulov et Andrei Markov sans livrer bataille, d'avoir perdu les échanges de P.K. Subban et Mikhail Sergachev en plus d'avoir signé Carey Price et Karl ALzner pour trop d'argent et pour trop longtemps.
Bref, il a le dos large ce Bergevin. Sauf que le journaliste Brian Wilde de Recrutes.ca s'est porté à la défense du grand manitou du CH en soulignant ses bons coups, mais surtout en abordant les mauvais coups des autres directeurs généraux de la Ligue nationale, qui n'ont pas droit au même traitement de la part de leurs partisans et organisations respectives puisqu'ils n'évoluent pas à Montréal, un des marchés les plus impitoyables de la LNH.
Ici, on ne pardonne pas facilement. Et on oublie pas, non plus.
Selon Wilde, Bergevin est loin d'être l'un des pires de sa profession. Ses arguments sont solides : Danault et un choix de 2e ronde en retour de Dale Weise et Tomas Fleischmann. Paul Byron au ballottage. Radulov, avant que ça ne dérape... La stabilité au sein de l'état-major en général et la patience démontrée dans certaines négociations, notamment dans le cas de Matt Duchene car, comme le dit le dicton, les meilleurs échanges sont souvent ceux qu'on ne fait pas plutôt que ceux qu'on complète. Bref, le bilan de son travail depuis cinq ans n'est pas aussi catastrophique qu'on le prétend, n'est pas aussi terrible qu'on voudrait le croire.
L'exemple le plus probant du traitement inégal des directeurs généraux en fonction du marché dans lequel ils évoluent est le cas David Poile à Nashville. Il aura attendu 35 ans, dont 15 avec les Capitals de Washington de 1982 à 1997 et 20 avec les Prédateurs de Nashville de 1998 à 2018, avant de se rendre en finale de la Coupe Stanley.
35 ans. C'est sept fois plus que le fameux plan de cinq ans de Marc Bergevin. À Montréal, des insuccès sur d'aussi longues périodes n'auraient JAMAIS été tolérés. Et c'est peut-être ce qui limite les succès de l'équipe depuis sa dernière Coupe en 1993.
Poile a signé le vieillissant Paul Gaustad pour trop d'argent, trop longtemps. Il a donné une chance à Mike Ribeiro, ça n'a pas fonctionné. Ça ressemble étrangement aux cas Alzner et Streit à Montréal. Pourtant, Poile est un génie et Bergevin doit partir, selon l'opinion publique.
Pensez-vous qu'on a été trop sévère envers Bergevin, qu'on a jugé trop vite? Nommer un nouveau directeur général est-il la solution?
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