
Voyez les détails !
La pause olympique est terminée et le Canadien de Montréal reprendra le collier ce jeudi. Après quelques semaines où l’attention était tournée vers les Jeux, la réalité de la LNH frappe de nouveau : il reste 25 matchs à jouer, et chaque point vaudra son pesant d’or.
Au moment de la pause, le CH occupait le deuxième rang de la division Atlantique avec 72 points en 57 matchs, à égalité avec les Red Wings de Detroit, tout juste derrière le Lightning de Tampa Bay. Sur papier, c’est une excellente position.
Mais quand on élargit le regard au classement général de l’Est, on comprend rapidement que rien n’est acquis. Les Hurricanes mènent la section Métropolitaine avec 78 points. Les Penguins, les Islanders, les Sabres et les Bruins sont tous regroupés dans une poignée de points. Même les équipes présentement à l’extérieur du portrait des séries, Columbus, Washington, Ottawa, Toronto, demeurent dangereusement proches.
Bref, la marge d’erreur est pratiquement inexistante.
Une séquence de trois ou quatre défaites consécutives pourrait faire glisser le Tricolore hors d’une position favorable. À l’inverse, une bonne poussée pourrait solidifier sa place parmi les trois premières de la division et éviter le stress d’une course au repêchage par les places de « wild card ».
Dans une conférence Est aussi compacte, le CH ne pourra se permettre un trop long passage à vide.
Il reste 25 matchs au calendrier : 13 à domicile et 12 à l’étranger. Cet équilibre pourrait jouer en faveur de la formation montréalaise.
Le Centre Bell a été un fortin par moments cette saison, surtout lorsque l’équipe impose son rythme dès la première période. Si le Canadien veut consolider sa place au classement, c’est à la maison qu’il devra capitaliser.
Les séquences sur la route, elles, seront déterminantes. Plusieurs affrontements contre des rivaux directs sont à venir, notamment contre des équipes impliquées dans la même bataille pour les séries. Chaque duel de quatre points prendra des allures de mini-série éliminatoire.
Plusieurs joueurs clés reviennent d’un tournoi olympique intense : Nick Suzuki, Oliver Kapanen, Juraj Slafkovsky et Alexandre Texier ont tous vécu des matchs à haute pression, disputés à un rythme effréné.
La grande question : comment réagiront-ils au retour dans la LNH ?
La fatigue pourrait évidemment être un facteur. Le tournoi olympique demande énormément physiquement et mentalement. Mais il peut aussi agir comme catalyseur.
Dans le cas de Slafkovsky, l’attention sera particulièrement tournée vers lui. Le jeune attaquant a brillé sur la scène internationale, dominant et menant sa formation jusqu’à un match pour la médaille de bronze. Confiant, engagé physiquement, dangereux offensivement : il a démontré qu’il pouvait être un moteur.

S’il parvient à transposer cette confiance dans l’uniforme bleu-blanc-rouge, le Canadien pourrait bénéficier d’un Slafkovsky encore plus affirmé pour le dernier droit. Un joueur qui revient d’un tournoi international avec le sentiment d’avoir dominé peut atteindre un autre niveau.
Suzuki, pour sa part, a goûté à l’intensité d’un parcours jusqu’en finale. Même si le résultat a été crève-cœur, l’expérience accumulée dans un contexte aussi relevé ne peut qu’être bénéfique pour un capitaine appelé à guider son équipe dans une course serrée.
Le Canadien est en bonne posture. Il contrôle encore son destin. Mais dans une conférence où huit ou neuf équipes se tiennent dans un écart minimal, la moindre baisse de régime pourrait coûter cher.
Les 25 prochains matchs ressembleront à une longue série éliminatoire avant l’heure.
Si les Olympiens reviennent avec le feu dans les yeux et que l’équipe évite les séquences de défaites prolongées, le CH a tout pour consolider sa place et aborder le printemps avec espoir.
Sinon, la bataille pourrait devenir étouffante jusqu’au tout dernier match d’avril.
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