
Les joueurs de la LNH ont arraché plusieurs concessions majeures en échange de deux matchs supplémentaires!
La nouvelle convention collective de la LNH entre en vigueur dans exactement une semaine, et avec elle, une saison régulière allongée à 84 matchs. Mais cette victoire pour les propriétaires ne s'est pas obtenue sans sacrifices. Loin de là. Pour convaincre l'Association des joueurs d'accepter un calendrier plus chargé, la ligue a dû faire des concessions significatives sur plusieurs fronts touchant aux conditions de travail des hockeyeurs.
Le directeur exécutif de la NHLPA, Marty Walsh, l'a résumé simplement: «C'est une négociation.» Et dans cette négociation, les joueurs ont su monnayer chèrement leur accord.
Tel que le rapporte le journaliste Chris Johnston de The Athletic, la première concession majeure concerne les tests de condition physique lors de la rentrée annuelle. Ces épreuves redoutées, qu'il s'agisse de sprints sur vélo stationnaire, de tests d'endurance sur glace ou de courses chronométrées de deux miles, faisaient partie intégrante des camps d'entraînement depuis des décennies. Elles sont désormais purement et simplement abolies. Du point de vue du syndicat des joueurs, ces évaluations étaient un vestige d'une époque révolue où les athlètes ne s'entraînaient pas de manière aussi rigoureuse à l'année. Walsh a d'ailleurs souligné que la saison 2019-20, interrompue par la COVID-19 puis reprise sans camp d'entraînement ni tests physiques, avait démontré que la qualité du jeu n'en souffrait pas.
Le camp d'entraînement lui-même a été considérablement raccourci. Les joueurs expérimentés ne subiront plus qu'un camp de 13 jours, contre 20 auparavant. Ceux qui comptent au moins 100 matchs en LNH à leur actif sont désormais limités à deux matchs préparatoires, et chaque équipe ne disputera que quatre rencontres hors-saison au total. La saison débutera plus tôt, soit le 29 septembre, pour absorber les deux matchs supplémentaires sans trop étirer le calendrier.
L'autre concession emblématique touche au code vestimentaire. L'obligation de porter veston et cravate pour se rendre aux matchs appartient officiellement au passé. La nouvelle convention stipule simplement que les joueurs doivent s'habiller «de manière cohérente avec les normes de la mode contemporaine», ce qui laisse une marge d'interprétation très large. Walsh a insisté sur le fait que les joueurs de hockey méritent la même liberté d'expression vestimentaire que leurs homologues de la NBA ou de la NFL. Certains entraîneurs et directeurs généraux ont d'ailleurs tenté de maintenir l'ancien code vestimentaire lors de la dernière saison, malgré son abolition anticipée, ce qui a provoqué quelques frictions.
Au-delà des concessions directement liées à l'allongement de la saison, la nouvelle entente comporte plusieurs autres modifications structurelles. La durée maximale des contrats de prolongation est désormais plafonnée à sept ans au lieu de huit. Un plafond salarial spécifique aux séries éliminatoires a été instauré, et la rémunération différée a été éliminée.
La convention introduit également l'obligation pour chaque équipe de disposer d'un gardien de but d'urgence attitré, prêt à intervenir lors de tous les matchs, à domicile comme à l'extérieur. Ce poste, qui s'apparente à celui de receveur d'enclos au baseball, est réservé à des gardiens n'ayant jamais joué dans la LNH sous contrat standard et possédant un parcours professionnel limité. Le sous-commissaire Bill Daly a expliqué que cette mesure vise à répondre à la multiplication des blessures de gardiens, notamment durant les échauffements d'avant-match.
Enfin, les équipes disposent désormais de plus de souplesse pour développer leurs espoirs de 19 ans issus de la Ligue canadienne de hockey. Les joueurs repêchés en première ronde peuvent maintenant être assignés à la Ligue américaine plutôt que d'être renvoyés dans leur équipe junior, et cette possibilité n'est pas limitée à un seul joueur par organisation.
L'ensemble de ces changements témoigne d'un équilibre délicat entre les intérêts financiers des propriétaires, qui bénéficient de revenus supplémentaires grâce aux deux matchs additionnels, et les revendications des joueurs en matière de qualité de vie et de conditions de travail. Reste à voir comment cette nouvelle réalité se traduira concrètement sur la glace dès le coup d'envoi de la saison, le 29 septembre prochain.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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