
L'histoire se déroule un peu plus tôt dans les séries
Dans le monde du sport professionnel, les entraîneurs-chefs ont souvent tendance à se replier derrière des clichés ou à fermer les portes lorsque le navire prend l'eau. Mais Martin St-Louis n'est pas un entraîneur comme les autres.
Hier, dans la foulée d'une victoire hargneuse du Canadien de Montréal contre les Hurricanes de la Caroline, la journaliste américaine Jackie Redmond (de la chaîne TNT) a partagé une anecdote des coulisses qui illustre parfaitement la culture d'imputabilité que St-Louis est en train de bâtir à Montréal.
L'histoire se déroule un peu plus tôt dans les séries éliminatoires, lors du premier match du deuxième tour face aux Sabres de Buffalo. Alors que Jackie s'apprête à faire l'entrevue traditionnelle sur le banc en plein milieu de la période, Buffalo marque pour porter la marque à 2-0. Rien ne va plus pour le Tricolore. Par respect, ou peut-être pour éviter de jeter de l'huile sur le feu, les producteurs de TNT prennent la décision de dernière minute d'annuler l'entrevue.
C'est lors du match suivant que la magie opère. Loin d'avoir oublié, Martin St-Louis croise la journaliste et lui demande de but en blanc :
« Hé, où étais-tu sur le banc au dernier match ? »
Prise de court, la journaliste lève les mains en l'air, presque comme si elle se faisait arrêter, et s'excuse : « Je suis tellement désolée, Marty. Les choses allaient mal, on ne savait pas si c'était le bon moment, alors on a annulé. »
C'est à ce moment que St-Louis a démontré toute l'étoffe de son leadership. Avec un grand sourire, mais un sérieux désarmant, il lui a répondu :
« Pour référence future, je ne veux pas que tu penses que tu dois me protéger, ou protéger cette équipe. Peu importe ce qui se passe, que ce soit bon ou mauvais, viens me voir et demande-moi ce que tu veux. Je ne veux pas que quiconque pense que nous avons besoin de protection. »
Le pilote du Canadien a même poussé l'audace jusqu'à ajouter que ces entrevues de milieu de match ont, selon lui, encore plus de valeur quand les choses vont mal.
Pour la journaliste, ce moment a été une véritable révélation. En refusant de se cacher derrière les bons moments, Martin St-Louis prouve qu'il assume pleinement chaque situation, qu'elle soit positive ou négative.
Et c'est exactement là que réside le secret de la résilience du Canadien, une équipe souvent perçue comme négligée, mais qui refuse de plier :
L'imputabilité à tous les niveaux : Si l'entraîneur-chef refuse qu'on le protège face aux caméras lorsque la tempête fait rage, ses joueurs — particulièrement les plus jeunes — n'ont d'autre choix que d'adopter la même mentalité sur la glace.
Le contrôle du chaos : Plus tard dans la série, lors d'un match complètement fou de cinq buts en première période, St-Louis s'est présenté au micro, égal à lui-même, gérant le chaos avec la même transparence.
On ne peut pas demander à ses joueurs d'être imputables si on ne l'est pas soi-même. Martin St-Louis prêche par l'exemple, et cette culture du « aucun abri, aucune excuse » est en train de transformer l'identité du Canadien de Montréal sous nos yeux.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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