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Huit victoires de suite. Cent points au classement. Une première saison à trois chiffres depuis 2016-2017. Les données parlent, frappent et confirment.
Le Tricolore se hisse là où plusieurs n’osaient pas l’attendre aussi rapidement. Cette équipe gagne, oui, mais surtout, elle apprend à gagner de toutes les façons possibles, signe indéniable d’un groupe qui a changé de stature.
Samedi soir, face aux Devils du New Jersey, le scénario semblait écrit d’avance. Une avance confortable de 3-0, le rythme contrôlé, l’œil déjà rivé sur le 50e filet en 2025-2026 de Cole Caufield. Dans les gradins, pourtant à l’étranger, un autre détail sautait aux yeux, soit une marée de chandails du CH, aussi bruyante que confiante. Montréal était à domicile… sans l’être.
Puis, le match a basculé. Le confort s’est transformé en inconfort, l’avance s’est évaporée, et la rencontre est devenue un test de caractère bien plus qu’une démonstration offensive. Dans le passé, ce genre de situation faisait souvent dérailler le club. Cette fois, le groupe s’est retroussé les manches. Pas pour le spectacle, encore moins pour une statistique individuelle, mais pour une victoire à arracher.
Résultat des courses, un gain en tirs de barrage, bâti sur le calme, la structure et le brio de Jakub Dobeš. Le gardien n’a pas seulement stoppé des rondelles, il a envoyé un message clair sur la mentalité qui règne dans ce vestiaire. Malgré la séquence de huit gains et le cap symbolique des 100 points, personne ne se félicite à outrance.
Dobeš l’a résumé sans détour: «C’est bien, mais nous voulons la première place.» Cette phrase-là vaut autant qu’un discours enflammé. Elle explique pourquoi cette édition du Canadien ne se contente plus de flatter l’espoir. Il vise le sommet. Le premier rang de l’Est. Rien de moins.
Ce qui impressionne, au-delà des résultats, demeure l’alignement parfait entre les joueurs et le personnel d’entraîneurs. La mission est claire, la direction assumée, l’exigence constante. On ne parle plus de progression encourageante, mais d’une quête d’excellence assumée. Le CH ne joue pas pour surprendre. Il joue pour dominer.
Montréal avance, gagne, encaisse les coups et repart. Cette équipe a compris une chose essentielle. Les grandes formations ne se définissent pas par leurs séries de victoires, mais par leur refus profond de se satisfaire de ce qu’elles ont accompli. Le Canadien est en mission… et il n’a clairement pas encore atteint sa destination.
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