
Des critiques incessantes!
Si vous êtes un lecteur régulier des sections "sports" du Journal de Montréal et du Journal de Québec, vous avez probablement remarqué ces derniers jours que leurs chroniqueurs sont ouvertement en guerre de mots avec l'organisation du Canadien, plus particulièrement avec son département des communications. Le premier match pré-saison n'est même pas encore joué qu'une controverse se pointe le bout du nez...
Petit résumé de l'affaire : cette semaine, à l'occasion du Tournoi de golf des Canadiens, des propos de Stéphane Richer font réagir. Selon l'ancien joueur du CH, les dirigeants de l'organisation exercent un contrôle trop sévère sur ses joueurs actuels. Une citation retient particulièrement l'attention.
« Les joueurs ont tous peur de parler », affirme catégoriquement le dernier marqueur de 50 buts du Canadien . Pire encore, selon Richer, la haute direction, dont Marc Bergevin, ferait tout en son pouvoir pour empêcher ses athlètes d'être trop exposés aux anciens. « Il ne veut pas voir d’anciens dans l’entourage de l’équipe », ajoute-t-il.
Ces propos, confiés à Marc De Foy, ont entre autres mis en furie Réjean Tremblay, qui clame depuis des années que le CH musèle ses joueurs et se fout des journalistes. Dans une chronique assassine, il a reproché à l'organisation du CH de se foutre des francophones et des journalistes.
Et ça ne s'arrête pas là. Ce matin, pas moins de 4 pages du Journal de Montréal sont consacrées à la question.
Hier, le journaliste Jonathan Bernier affirmait qu’il accueille la fin de la saison du Canadien "comme une libération", puisque les autres équipes seraient plus agréables à couvrir.
De son côté, l'organisation du Canadien balaie du revers de la main les accusations des journalistes de Québecor. En entrevue au micro de Benoît Dutrizac à QUB radio, le responsable des communications du Groupe CH, Paul Wilson, a vigoureusement nié les propos de Stéphane Richer, en particulier ceux qui stipulent que les anciens joueurs ne peuvent entrer en contact avec les joueurs actuels.
«C’est complètement faux », explique Paul Wilson. « Nous allons dire les vraies choses, jamais nous n’empêcherons un ancien joueur qui voudrait parler avec un nouveau joueur de le faire. Ceci n’existe pas.»
Selon lui, les sorties de Carey Price cet été à l'effet qu'il voulait gagner maintenant et ses souhaits publics de voir Marc Bergevin améliorer l'équipe sont la preuve que les joueurs n'ont pas peur de parler, comme le laissent croire les chroniqueurs du Journal de Montréal.
« Quand Carey Price a dit qu’il était ici parce qu’il voulait gagner rapidement, c’est un message qu’il a envoyé à la direction et franchement, personne ne dit à Carey Price ce qu’il doit dire. Même chose avec Shea Weber ou Brendan Gallagher. Ces gars-là parlent quand ils le veulent », assure le responsable des communications.
En tout cas, que l'on croit ou non l'organisation du Canadien lorsqu'elle clame ne pas contrôler exagérément ses joueurs, on a une belle preuve en ce début de camp d'entraînement qu'il ne faut pas grand chose pour alimenter une controverse à Montréal. Le premier match pré-saison n'est même pas encore joué et déjà, plusieurs journalistes sont en mode "attaque". Faudrait se demander si ceci explique cela...
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