
Voyez les détails !
Selon une analyse publiée par Arpon Basu, un irritant majeur persiste chez les Canadiens de Montréal et il ne disparaît pas à mesure que les séries approchent.
Le CH vient tout juste de disputer un 20e match en prolongation cette saison. Déjà, ce chiffre en dit long : Montréal joue énormément de rencontres serrées. Mais en creusant davantage, le portrait devient plus préoccupant. Dans la moitié de ces matchs, les Canadiens détenaient une avance en troisième période.
Malgré cela, ils ont vu cette priorité s’évaporer. Encore plus troublant : cinq de ces dix avances échappées sont survenues dans leurs 17 dernières parties, ce qui indique que le problème ne se règle pas, il s’accentue.
Autre statistique révélatrice : en 46 minutes et 55 secondes cumulées avec le gardien adverse retiré, Montréal a accordé 10 buts… tout en en inscrivant seulement 9. Ils rejoignent ainsi les Canucks de Vancouver comme les deux seules équipes de la LNH à présenter un différentiel négatif dans cette situation précise.
En clair, quand l’adversaire pousse à six attaquants et que la pression grimpe, le CH ne ferme pas la porte.
Ce détail peut sembler anodin sur 82 matchs. Mais en séries éliminatoires, ce sont justement ces séquences qui définissent le destin d’une équipe. Un dégagement raté. Une couverture manquée devant le filet. Une hésitation en zone neutre. Tout va plus vite, tout coûte plus cher.
Et c’est là que le paradoxe devient intéressant. Montréal est désormais considérée comme l’une des meilleures équipes de l’Est. Le talent offensif explose. La jeunesse apporte énergie et créativité. Mais cette jeunesse peut aussi expliquer ces difficultés à gérer les moments de chaos en fin de match. L’instinct de fermeture, la froideur dans les dernières minutes, ça s’apprend souvent avec l’expérience.
Ce n’est pas une question de système uniquement. C’est une question d’exécution sous pression.
À l’approche du printemps, la marge d’erreur disparaît. Les prolongations deviennent plus fréquentes. Les fins de matchs se resserrent. Si le Canadien veut transformer une belle saison en véritable parcours éliminatoire, il devra apprendre à protéger ses avances, surtout quand l’autre équipe enlève son gardien et que le Centre Bell retient son souffle.
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