Michael McCarron
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Un nombre fou de joueurs ont maintenant une clause de non-échange dans la LNH

Voyez comment Kent Hughes a résisté à la tentation et se retrouve en excellente posture avec le Canadien!

Marco Normandin

Marco Normandin

Le marché des transactions dans la Ligue nationale de hockey a toujours été un théâtre de négociations complexes, de bluffs et de coups d'éclat.

Mais depuis quelques années, un phénomène grandissant vient bouleverser la capacité des directeurs généraux à façonner leurs équipes comme ils le souhaitent. Un nombre sans précédent de joueurs détiennent désormais une forme de protection contre les échanges dans leur contrat, et cette tendance est en train de redéfinir les règles du jeu.

Une prolifération qui paralyse les directeurs généraux

Les clauses de non-échange, qu'il s'agisse de clauses complètes (no-trade clause, ou NTC) ou de clauses modifiées (modified no-trade clause, ou M-NTC), sont devenues monnaie courante dans les ententes signées avec les joueurs de la LNH. Ce qui était autrefois réservé aux plus grandes vedettes du circuit est maintenant accordé à un éventail beaucoup plus large de joueurs, y compris des patineurs de deuxième et troisième trio.

On n'a qu'à penser à l'attaquant Michael McCarron qui a signé cet été un contrat de 6 ans avec le Wild du Minnesota. En plus de recevoir un salaire annuel moyen de 3.33 millions de dollars, McCarron a réussi à obtenir une clause de non mouvement complète pour la presque totalité de son contrat, lui qui a marqué plus que 10 buts une seule fois dans sa carrière.

Cette réalité s'explique en partie par la dynamique des négociations contractuelles. Dans un marché où le plafond salarial limite la marge de manœuvre financière, les agents de joueurs ont trouvé dans les clauses de protection un outil de négociation puissant. Pour un joueur, obtenir une telle clause représente une forme de sécurité et de contrôle sur sa carrière. Pour une équipe, c'est souvent le prix à payer pour convaincre un joueur autonome de signer ou pour satisfaire un joueur clé lors d'une prolongation de contrat.

Le problème, c'est que cette accumulation de clauses protectrices crée un effet d'engorgement. Lorsqu'un directeur général souhaite effectuer un échange pour améliorer son équipe ou alléger sa masse salariale, il se retrouve souvent avec les mains liées. Un joueur détenant une clause de non-échange complète peut tout simplement refuser d'être échangé, peu importe la destination proposée. Même avec une clause modifiée, le joueur peut soumettre une liste restreinte d'équipes vers lesquelles il accepterait d'être transféré, ce qui réduit considérablement le bassin d'options pour le DG.

Un enjeu qui redéfinit la gestion des effectifs

Selon ce que rapporte le journaliste James Mirtle de The Athletic, pas moins de 320 joueurs de la LNH, sur environ 700 au total, détiennent actuellement une clause de protection contre les transactions dans leur contrat.

Un chiffre complètement fou dans les circonstances!

Heureusement, le DG Kent Hughes du Canadien de Montréal a résisté à la tentation de donner de telles clauses comme des bonbons, lui qui n'en a donné qu'à seulement trois joueurs: Noah Dobson (14 équipes), Chris Kreider (Clause de non-mouvement complète) et Mike Matheson (Clause de non-mouvement complète).

Puis, il a hérité de contrats signés par d'autres DG's en ayant accordé: Nick Suzuki (10 équipes), Phillip Danault (10 équipes) et Josh Anderson (5 équipes).

Les conséquences de cette tendance se font sentir à plusieurs niveaux. D'abord, lors des périodes de transactions, notamment à l'approche de la date limite des échanges, les négociations deviennent encore plus ardues. Des équipes qui auraient normalement pu se départir de contrats encombrants se retrouvent coincées, incapables de libérer de l'espace salarial ou de réorienter leur projet.

Ensuite, cette situation crée un déséquilibre dans la compétitivité de la ligue. Les équipes en reconstruction qui auraient besoin de faire le ménage dans leur alignement peuvent se retrouver prisonnières de contrats à long terme assortis de protections. À l'inverse, les équipes aspirantes qui cherchent à acquérir des renforts doivent composer avec le fait que les joueurs ciblés possèdent souvent un droit de veto sur leur destination.

Certains observateurs estiment que la convention collective entre la LNH et l'Association des joueurs devrait être revue pour encadrer davantage l'octroi de ces clauses. D'autres croient plutôt que c'est aux directeurs généraux de faire preuve de plus de discipline au moment de rédiger les contrats, en évitant d'accorder des protections à des joueurs qui ne les méritent pas nécessairement.

Une chose est certaine, tant que les clauses de non-échange continueront de se multiplier à ce rythme, la flexibilité des équipes de la LNH en matière de transactions restera sérieusement compromise. La prochaine ronde de négociations pour la convention collective pourrait bien faire de cet enjeu un sujet central de discussion entre les propriétaires et les joueurs.

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À propos de l'auteur

Marco Normandin
Marco Normandin

Rédacteur en chef

Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.

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Source: nytimes.com

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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