
Les Canes ont battu les Flyers, c'est comme battre Ste-Julie
Si vous étiez à l’écoute de The Sick Podcast après la victoire écrasante du Canadien de Montréal par la marque de 6-2 contre les Hurricanes de la Caroline, vous avez assisté à du grand, du très grand Tony Marinaro.
Fidèle à son habitude, l’animateur n’a pas fait dans la dentelle. Il était littéralement en feu, livrant un monologue d’anthologie teinté de cette passion viscérale et de cette théâtralité qui le caractérisent si bien. Les décibels ont grimpé, les vérités ont éclaté, et la Caroline en a pris pour son rhume.
Avec le rythme mitraillette qu'on lui connaît, Tony a ouvert les valves en tournant au ridicule le narratif des médias qui encensaient les Hurricanes depuis des semaines. Imitant les sceptiques d'un ton moqueur (« Oh, ils ont balayé le premier tour... Rod Brind'Amour ceci, Frederik Andersen cela... »), il a rapidement ramené tout le monde sur terre avec sa fameuse formule : « Attendez une seconde, là ! »
C’est là que la machine Marinaro est devenue inarrêtable. Dans une tirade digne d'un entraîneur dans un vestiaire, il a énuméré, un par un, les gros noms que le Tricolore a sortis pour se rendre là : Kucherov, Vasilevskiy, Thompson, Dahlin. Une véritable démonstration de force pour rappeler le parcours de guerrier du CH, qui a dû s'imposer dans deux matchs ultimes sur la route à Tampa et à Buffalo.
Voici la traduction en français du speech de Tony:
" Depuis que les Canadiens de Montréal ont battu les Sabres de Buffalo, tout ce qu'on entend, c'est : « Oh, ils doivent affronter les Hurricanes de la Caroline ». Les Hurricanes ont balayé le premier tour. Les Hurricanes ont balayé le deuxième tour. Les Hurricanes ont terminé deuxièmes au classement général cette saison. Rod Brind'Amour les fait jouer comme ceci. Les statistiques de Frederik Andersen sont comme cela. Logan Stankoven a marqué toutes sortes de buts. La deuxième ligne avec Taylor Hall et Jackson Blake. Slavin, le meilleur défenseur défensif, patati, patata.
Et moi, j'étais ici à l'émission, et je vous disais : « Attendez un peu, là. Attendez. Il y a peut-être quelque chose que je ne comprends pas. »
Les Canadiens ont battu Kucherov. Ils ont battu Cirelli. Ils ont battu Hagel. Ils ont battu Guentzel. Ils ont battu Point. Ils ont battu Raddysh. Ils ont battu Vasilevskiy. Ils ont battu Jon Cooper.
Ensuite, ils ont joué contre Buffalo. Ils ont battu Thompson. Ils ont battu Tuch. Ils ont battu Norris. Ils ont battu Benson. Ils ont battu Doan. Ils ont battu Dahlin. Ils ont battu Byram. Ils ont battu Lindy Ruff.
Ils ont gagné deux septièmes matchs. Ils en ont gagné un à Tampa. Ils en ont gagné un à Buffalo. Ils ont affronté deux très bonnes équipes. Les Sabres de Buffalo présentaient la meilleure fiche de la saison régulière depuis la première semaine de décembre.
« Attendez une seconde », j'ai dit à tout le monde. « Attendez. Ne vous laissez pas impressionner outre mesure par la Caroline. »
Balayer le premier tour, balayer le deuxième tour... Ils ont battu Ottawa. Ils ont battu Philadelphie. C'est l'équivalent de battre Sainte-Julie et Saint-Jean-sur-Richelieu.
Dieu merci, les Canadiens ont écouté. Selon moi, les Canadiens ont été opportunistes ce soir. Ils sont arrivés en Caroline. Ils ont dit : « Ah oui, vous avez l'avantage de la glace ? Les gens disent que c'est si difficile de gagner en Caroline ? On va vous montrer que ce n'est pas si sorcier. »
Les Canadiens n'en ont pas marqué un. Ils n'en ont pas marqué deux. Ils n'en ont pas marqué trois. Ils n'en ont pas marqué quatre. Et contrairement à Ottawa et Philadelphie, qui ont toutes deux marqué un grand total de cinq buts dans toute leur série, les Canadiens en ont marqué six en un seul match.
Les Habs l'emportent 6-2. Avance de 1-0 dans la série. "
Pour Tony, ce match 1 n'était pas juste une victoire, c'était une déclaration de guerre et une leçon d'opportunisme. Avec ses répétitions dramatiques (« Ils n'en ont pas marqué un... pas deux... pas trois... »), il a savouré le fait que le CH a marqué plus de buts en un seul match (six) qu'Ottawa et Philadelphie en une série complète.
Du Tony Marinaro à son meilleur : intense, arrogant juste ce qu'il faut, profondément montréalais, et surtout, transporté par la foi inébranlable que ce Canadien-là est capable de détruire n'importe quel favori. Les Hurricanes sont prévenus, et les auditeurs, eux, en redemandent.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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