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Maxim Lapierre: «À ce prix-là, y'a quelqu'un qui rit dans le bureau en haut quand il s'ouvre une bière après une victoire». La discussion tenue à La Poche Bleue résume la situation avec un optimisme palpable.
Le Canadien de Montréal empile des contrats qui, dans le contexte actuel de la LNH, ressemblent de plus en plus à des aubaines du Black Friday. Pas des coups de chance, des paris calculés.
Quand Lapierre lance que les gars devront être «tights» et que le jour où Ivan Demidov cognera à la porte en demandant le gros salaire — il risque d'être gêné de le faire. Il met le doigt sur l’essentiel de ce qui se passe avec le Tricolore. Le standard est déjà établi avec ceux qui sont en place… et pour longtemps.
Nick Suzuki (7,875 M$), Cole Caufield (7,85 M$), Juraj Slafkovský (7,6 M$), Lane Hutson (8,85 M$), Kaiden Guhle (5,55 M$), Mike Matheson (4,875 M$), Jake Evans (2,85 M$) et même Noah Dobson (9,5 M$) ont tous ont accepté de miser sur autre chose que le chèque maximal qu'ils auraient pu toucher sur le marché des joueurs autonomes. Pas par naïveté, mais par adhésion au plan global.
T’as Caufield et Suzuki pour le prix de Kaprizov!
- Maxim Lapierre
L’image frappe. Suzuki et Caufield pour le prix de Kirill Kaprizov — qui ampute 17 millions à lui seul sur la masse du Wild. Mathieu Dandenault confirme avec son «2 pour 1», tandis que Gilbert Delorme en rajoute en parlant de production équivalente pour chacun des deux joueurs du CH. Là où ça devient sérieux, c’est quand Pascal Leclaire rappelle que le Canadien a aussi pris des risques. Les contrats-ponts peuvent brûler une équipe quand le joueur explose trop vite. Un Caufield à 50 buts, sur un contrat de deux ans, et le club est dans une situation plus complexe. Kent Hughes a choisi d’acheter de la sécurité à l’avance… et jusqu’ici, ça rapporte gros.
Cette logique contractuelle se reflète aussi dans les choix plus récents… et Hutson devient l’exemple parfait. Un défenseur d'exception en voie d'atteindre les 80 points à sa deuxième campagne dans la LNH, verrouillé autour de 8,85 M$ par année pour huit ans — dans une ligue où l’élite à la ligne bleue se vend au prix fort — c'est quasiment un vol qualifié.
Les dossiers Kirby Dach et Alex Newhook démontrent l’autre facette du directeur général. Des ententes qui permettent d’évaluer, de confirmer ou d’infirmer des acquisitions, tout en se conservant une porte de sortie. Gestion froide, sans émotion, alignée sur une vision à long terme.
Demidov devrait suivre la tendance, croisons les doigts. Embarquer dans un train qui promet des championnats, entouré de passionnés autant sur que hors de la glace, ça a aussi une valeur aux yeux des vrais. Avec un plafond salarial appelé à exploser, le Canadien s'est donné un luxe rare. Il pourra garder les éléments qu’il veut vraiment… et se permettre d’en ajouter — même à gros prix — quand le moment sera venu…
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