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Le Canadien de Montréal semble condamné à jouer avec les nerfs de ses partisans. Bien que l’équipe connaisse une saison nettement plus fructueuse que la précédente, le portrait du classement dans l’Association de l’Est force le Tricolore à revivre le même stress que l'an dernier.
Avec 84 points après 68 matchs, les hommes de Martin St-Louis affichent une fiche plus que respectable, mais la congestion au sommet de la division Atlantique et dans la course aux « Wild Cards » ne leur laisse aucune marge de manœuvre. Comme lors de la campagne précédente, chaque point récolté d'ici la fin du calendrier régulier sera déterminant.
La récente défaite subie par le Tricolore en plus des deux contre Anaheim et San Jose récemment a laissé des traces sur les modèles de prédiction. Selon les dernières analyses statistiques (basées sur le graphique de probabilités), les chances du Canadien de participer au tournoi printanier se situent désormais à 75,8 %.
Bien que ce chiffre demeure encourageant, il illustre une fragilité : une chute de quelques points pourrait rapidement faire basculer l'équipe du mauvais côté de la barre. La lutte est si serrée que même une qualification pour la deuxième ronde ne semble crédible qu'à hauteur de 25,6 %, prouvant que le premier objectif reste, avant tout, de simplement confirmer sa présence.
Le classement actuel montre à quel point la compétition est féroce. Si les Sabres de Buffalo (92 points) et le Lightning de Tampa Bay (88 points) semblent avoir pris une certaine avance, le Canadien se retrouve à égalité de points avec les Bruins de Boston et les Red Wings de Détroit (84 points). Juste derrière, les Islanders de New York et les Blue Jackets de Columbus rôdent avec 83 points. Cette parité exceptionnelle signifie que le CH n'est pas seulement en train de se battre contre lui-même, mais contre quatre ou cinq autres formations qui refusent de céder un pouce de glace.
Pour éviter de voir leurs efforts de l'année s'effondrer, les Canadiens devront démontrer une maturité supérieure à celle de l'an dernier. Avec seulement 14 matchs restants pour la plupart de leurs rivaux directs, la gestion des matchs serrés et des prolongations sera la clé.
Le Tricolore possède l'avantage d'avoir son destin entre ses mains, mais le souvenir de l'exclusion de l'an passé plane toujours. Les partisans peuvent s'attendre à une fin de mois de mars et un début d'avril électrisants, où l'instinct de survie sera le principal moteur de l'équipe.
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