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La discussion revient chaque fois que Nick Suzuki connaît un match discret ou qu’un analyste cherche un angle un peu piquant. La dernière salve vient de l’extrait d’Entre la poire et le fromage.
Simon «Snake» Boisvert regarde les chiffres, grimace, puis relance le débat. À 5 contre 5, Suzuki pointe 125e dans la LNH cette saison — au moment de l’enregistrement du podcast. Le capitaine du Tricolore a amassé deux points à 5 contre 5 face aux Sabres jeudi soir, ce qui améliore certainement son classement, mais l’opinion de Boisvert restera la même.
Le Serpent ne s’en cache pas. Il aime les centres dominants, les gars qui avalent la glace, qui monopolisent la rondelle, qui forcent les caméras à s’ajuster. Leo Carlsson tombe exactement dans cette catégorie d'après lui. Ce n’est pas un crime comme affirmation. Il y a peut-être 12 centres numéro un selon son standard. Pas 32.
Louis Morissette pose la vraie question. Parle-t-on de centres de clubs champions? Boisvert dit oui sans hésiter. Il veut du clinquant, du rythme, du joueur qui saute aux yeux dès la première présence. Son exemple de Carlsson à Anaheim est clair. Le 91 touche à tout. Il provoque. Il brille. Ce n’est pas ce que Suzuki offre. On comprend alors pourquoi certains le cherchent sur la glace pendant les 59 premières minutes avant de le voir ramasser des points à 6 contre 5, en avantage numérique ou en prolongation — comme le dit si bien le «Snake».
Le problème, c’est que ce critère oublie une dimension essentielle. Nick Suzuki n’a jamais prétendu être un joueur du style Connor McDavid ou Nathan MacKinnon. Son jeu repose sur la nuance, l’intelligence et les détails défensifs. Il ne patine pas pour rien, mais il lit chaque mouvement adverse. Il ne bombarde pas les faits saillants, mais il éteint les meilleurs trios rencontre après rencontre. Il ne force rien. Il reste disponible, fiable et il se place où il doit être pour garder sa séquence d'homme de fer active.
Le Canadien ne gagnera pas grâce à un joueur vedette unique. Le Canadien gagnera parce que son centre numéro un est capable de stabiliser tout le monde autour de lui. Suzuki n’est peut-être pas un candidat au trophée Hart ou Maurice Richard. Il laisse ces distinctions à Ivan Demidov et Cole Caufield. Il demeure un membre de l’équipe olympique canadienne — une puissance mondiale sans aucun doute — un candidat naturel au Selke, un joueur qui amasse plus d’un point par match et un pilier que toutes les équipes prétendument en reconstruction rêveraient d’avoir.
Faites plaisir à Boisvert. Allez dans les commentaires. Explosez le débat. Dites-lui qu’il a raison — si c’est votre avis — ou dites-lui qu’il sous-estime un centre moderne qui ne cherche pas la gloire, mais les victoires…
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