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Ancien joueur du Canadiens de Montréal, Scott Gomez a récemment partagé une réflexion intéressante sur la construction d’une équipe capable de connaître du succès en séries éliminatoires. Lors de son passage au podcast La Poche Bleue avec Maxim Lapierre, l’ancien centre a abordé la question des défenseurs imposants et du rôle qu’ils peuvent jouer au printemps.
La discussion est partie d’un souvenir bien précis de l’époque où les Canadiens avaient dans leur alignement des défenseurs de grande taille. Lapierre a notamment évoqué la présence de joueurs comme Hal Gill, qui apportaient une dimension très différente à la ligne bleue montréalaise.
Selon Gomez, le hockey a beaucoup évolué depuis ces années-là. Le jeu est devenu plus rapide et plus axé sur l’habileté, ce qui fait que la taille seule ne suffit plus pour faire une différence. Pour lui, l’élément clé n’est pas simplement d’avoir de gros joueurs, mais plutôt d’avoir des joueurs qui savent utiliser leur gabarit efficacement.
Gomez a expliqué que, dans le passé, lorsqu’une équipe possédait plusieurs joueurs physiques capables d’imposer leur présence, l’effet se faisait sentir au fil d’une série. Dans un affrontement au meilleur de sept matchs, chaque mise en échec et chaque bataille le long des bandes finit par s’accumuler.
Selon lui, lorsque des joueurs savent réellement comment utiliser leur corps et imposer leur style, l’adversaire finit par le ressentir à mesure que la série avance. À partir du cinquième, du sixième ou du septième match, la fatigue et les coups encaissés peuvent jouer un rôle majeur dans l’issue des rencontres.
Cependant, il a aussi tenu à nuancer l’idée selon laquelle la taille seule fait la différence. Gomez a souligné qu’un joueur peut être très grand sans nécessairement être un joueur particulièrement intimidant sur la glace. L’important reste la manière dont un défenseur utilise son gabarit dans le jeu.
L’ancien centre a également évoqué la dimension psychologique du hockey d’autrefois. À son avis, certains défenseurs d’anciennes générations avaient une présence qui influençait la manière dont l’adversaire jouait.
Il a mentionné que lorsque des défenseurs comme Scott Stevens sautaient sur la glace, les joueurs adverses en étaient conscients. Leur réputation et leur style physique changeaient parfois la façon dont les attaquants s’aventuraient dans certaines zones de la patinoire.
Aujourd’hui, Gomez croit que cette dimension d’intimidation est moins présente. Les joueurs sont plus protégés par les règles et le jeu s’est transformé, ce qui fait que les équipes doivent trouver d’autres façons d’imposer leur style.
Au final, Scott Gomez estime que la clé pour gagner la Coupe Stanley ne repose pas uniquement sur la taille ou la robustesse d’une équipe. Selon lui, ce sont surtout les équipes capables de jouer un style complet qui finissent par triompher.
Il a notamment mentionné que les formations qui remportent les grands honneurs possèdent généralement plusieurs types de joueurs : des vedettes offensives, des défenseurs solides, mais aussi des joueurs capables de jouer un hockey physique et de gagner les batailles difficiles.
Dans cette optique, les troisième et quatrième trios deviennent souvent déterminants. Ce sont eux qui donnent de l’énergie à l’équipe, qui gagnent les duels le long des bandes et qui contribuent à l’usure de l’adversaire sur la durée d’une série.
Pour Gomez, peu importe l’époque, une chose demeure vraie : les équipes qui savent jouer un hockey robuste, discipliné et collectif sont souvent celles qui se rendent jusqu’au bout du parcours printanier.
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