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S'il avait su, Karl Alzner avoue qu'il n'aurait pas signé à Montréal

Karl Alzner s'ouvre sur sa situation difficile!

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C'est un Karl Alzner lucide qui s'est rapporté au Rocket de Laval dans la Ligue Américaine la semaine dernière après avoir été retranché du camp d'entraînement du Canadien de Montréal.

En entrevue avec le journaliste Richard Labbé de La Presse, Alzner a accepté d'être transparent sur sa situation, expliquant comment il se sent, lui qui n'a plus le contrôle de sa destinée. Il avoue qu'il savait très bien qu'il n'avait aucune chance de rester avec l'équipe pour débuter la saison:

"Même si je n’avais pas été blessé pendant le camp du Canadien, ça n’aurait rien changé de toute façon. De la façon dont les choses fonctionnent avec le ballottage, les contrats, le plafond salarial, pour le Canadien, ça tombait sous le sens que je sois ici. Je le savais dès mon arrivée au camp. Je ne savais pas si Cale Fleury allait rester, mais je savais que Mike Reilly et Christian Folin allaient rester. Il y avait déjà sept défenseurs. Et Cale Fleury est prêt, il est assez bon pour jouer dans la LNH. Alors je comprends où est ma place au sein de l’organisation. Ce qui m’arrive est en partie le résultat de mon contrat ; il y a 20 clubs de la LNH qui sont étouffés par le plafond salarial, et ils ne peuvent pas ajouter un joueur comme moi à leur effectif… Mais je crois aussi que le Canadien s’est engagé dans une nouvelle voie après la première année de mon contrat. Ça ne m’a pas aidé. Le Canadien veut maintenant un autre type de joueur. Je pense que plusieurs clubs regardent du côté de Toronto, du côté d’équipes qui misent sur de petits joueurs habiles et rapides. Ça semble être la tendance du moment, et dans la LNH, plusieurs dirigeants cherchent à faire la même chose que font les Maple Leafs. Avec la grande rivalité qu’il y a entre Montréal et Toronto, je pense que les décideurs du Canadien veulent aussi aller dans cette direction, et on peut le voir avec les joueurs qu’ils repêchent ou les joueurs qu’ils réclament au ballottage. Je suis arrivé ici à un mauvais moment…"- Karl Alzner

Lorsqu'on lui pose la question, il n'a d'autre choix d'admettre que s'il avait su ce qui allait se passer, ce n'est pas à Montréal qu'il aurait signé son contrat lorsqu'il était agent libre sans restriction. Il n'a toutefois pas l'intention de se mettre à bouder et faire des siennes, lui qui a une attitude exemplaire depuis son arrivée dans l'organisation du CH:

"Si j’avais su que le Canadien allait emprunter cette direction, j’aurais envisagé d’autres options. En plus, j’ai pris part à l’une des pires saisons de l’histoire du club [2017 - 2018], et quand ça arrive, c’est sûr qu’il y a des changements par la suite. J’ai fait partie de ceux qui ont écopé. Je ne suis pas content, je suis fâché de la situation, je suis ébranlé. Mais je ne vais pas me laisser atteindre par ça ; à mon âge, je sais qu’il me reste encore quelques années, peut-être, pour avoir un impact dans la LNH, et je veux m’assurer de bien utiliser les années qu’il me reste. C’est ce bout-là qui est frustrant, mais je ne vais pas me mettre à bouder ici à Laval. Je ne l’ai jamais fait, et je n’aime pas ceux qui le font. Et je vais continuer avec le sourire, en m’accrochant aux choses qui sont positives. Ici, la pression n’est pas la même. Je peux me concentrer sur le hockey et me concentrer sur ma famille aussi."- Karl Alzner

Si l'on peut lui reprocher bien des choses dans son jeu sur la patinoire, le vétéran défenseur a cependant une attitude irréprochable et agit en tant que leader ayant un impact positif sur les jeunes joueurs de l'organisation. Même si ce n'est pas ce que Marc Bergevin avait en tête lorsqu'il l'a signé à un contrat de 23 millions pour 5 ans, il peut toutefois toujours être utile à l'équipe de manière différente d'ici la fin de son séjour.