
« Je ne m’attends pas à ce qu’il passe ses quatre ans ici »
Ryan Poehling pète le feu dans la NCAA avec une récolte de 10 points (3B, 7P) en 6 matchs pour l'université St. Cloud State. Il évolue sur la première unité d'avantage et de désavantage numérique en plus d'exceller à 5 contre 5.
Son excellent début de saison n'est pas passé inaperçu, alors que des membres de l’organe de presse du Canadien, des membres de La Presse, une équipe de RDS de même que plusieurs autres journalistes sont venus le rencontrer ces derniers jours dans le cadre de la visite au Minnesota du club qui l'a repêché 25e au total en juin. Quelques jours plus tôt, ESPN et une station de télévision locale les avaient interviewés, ses deux frères et lui. Il doit maintenant faire face aux médias montréalais. Déjà... Ses propos ont été rapportés par Guillaume Lefrançois de La Presse avant son match d'hier contre l'université Minnesota-Duluth :
« J’ai été pas mal occupé cette semaine, reconnaît l’Américain de 18 ans. J’ai eu un avant-goût de la présence médiatique au camp de développement l’été dernier, mais je sais que c’est encore plus fou que ça. Je suis prêt pour ça. »
Les espoirs évoluant dans le circuit collégial américain ont l'habitude d'y passer trois ou quatre saisons dans le but de favoriser leur développement bien évidemment, mais aussi afin d'obtenir leur diplôme universitaire. Depuis Max Pacioretty en 2007, la grande majorité des espoirs du Canadien ayant passé par les universités américaines y ont écoulé leurs quatre années d’admissibilité. D’ailleurs, trois des joueurs repêchés en 2014 (Nikolas Koberstein, Hayden Hawkey et Jake Evans) jouent encore dans la NCAA cette saison. Les deux premiers pourraient même disputer une autre saison et faire le saut chez les professionnels en 2019 seulement. Sauf que Poehling, lui, est prêt à tout pour atteindre la LNH.
« Le diplôme est important pour moi, mais la LNH a toujours été mon rêve, rétorque Poehling. Pas seulement de jouer, mais d’y faire carrière. Si l’équipe me demande de devenir pro, ce ne sera pas dur de dire oui, car l’école sera encore là après ma carrière. »
Son entraîneur-chef est d'ailleurs catégorique : « Je ne m’attends pas à ce qu’il passe ses quatre ans ici ».
D'ici là, Poehling risque fortement de voir de l'action avec l'équipe américaine au Championnat du monde junior dans la période des fêtes.
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