Robert Thomas

Robert Thomas: Un prix qui fait réfléchir autant qu’il divise

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Alexandre Lavoie

Alexandre Lavoie


La Commission Athlétique de BPM Sports a relancé un débat qui trotte dans la LNH depuis quelque temps déjà. Robert Thomas vaut-il réellement l’équivalent des trois choix top 15 demandés par St. Louis? L’idée peut sembler séduisante au premier coup d’œil, puis Anthony Desaulniers le reconnaît lui-même: les demandes des Blues sont tout simplement démesurées.

Olivier Paiement pousse l’exercice plus loin. Si Nick Suzuki était échangé demain matin, Montréal exigerait un prix similaire, peut-être même supérieur selon lui. Il n’a pas tort, sauf que la comparaison mérite d’être nuancée. Robert Thomas est-il à ce niveau? 

Le débat se complexifie dès qu’Hugo Raiche glisse un élément que beaucoup de partisans négligent: l’état de santé. Thomas peut changer une rencontre. Il peut faire basculer un match à lui seul un soir donné. Il possède un instinct offensif rare et un sens de la distribution qui frôle l’élite. Toutefois, il a aussi ce statut de joueur qui se blesse souvent — lui qui compte une seule saison de 82 matchs depuis son arrivée dans la grande ligue — et cela pèse lourd dans l’équation.

Ses chiffres en carrière parlent d’eux-mêmes: 118 buts, 311 passes en 508 matchs pour un différentiel de +43. Aucun doute, le talent est là. Sa saison actuelle raconte autre chose. Avec 11 buts, 22 passes et un différentiel de -3 en 42 rencontres, Thomas traîne encore des ennuis physiques, puis est actuellement sur la liste des blessés à long terme. Ce détail compte énormément pour une équipe qui mise sur la stabilité.

La proposition évoquée par Paiement — Michael HageDavid Reinbacher et un premier choix — illustre ce que coûterait un tel pari. Le problème dépasse la valeur réelle de Reinbacher, que certains voient encore comme un top 15 tandis que d’autres n’y croient plus.

La vraie question demeure: quel genre d’équipe peut réellement se permettre de payer ce prix pour un joueur «fragile»? Montréal tente de bâtir une structure durable, pas d’acheter une étincelle au rabais pour gagner en vitesse. Hage, Zharovsky, Fowler ou même Pickford représentent des piliers en devenir, des pièces qui cadrent parfaitement dans l’horizon 2028-2030 où le Canadien pourrait frapper très fort.

Les sacrifier pour un joueur électrisant — mais qui manque souvent à l’appel — constituerait un pari à haut risque dans une organisation déjà marquée par les dossiers médicaux complexes de Guhle, Dach et justement Reinbacher.

Robert Thomas peut valoir cher. Peut-il valoir autant? Pour une équipe prête à gagner immédiatement, peut-être. Pour Montréal, c’est surtout un pensez-y bien… qui pourrait coûter bien plus cher que les Blues ne le croient.

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Sources: BPM Sports ,NHL.com
HabsolumentFan

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