Martin St. Louis

Réaction surprise de Martin St. Louis après l'effondrement historique du Canadien

Le CH menait 4 à 0 avec moins de 3 minutes à faire au match!

Marco Normandin

Marco Normandin


La soirée du 3 novembre 2026 restera gravée dans la mémoire des partisans du Canadien de Montréal pour les pires raisons.

Alors que tout semblait acquis, que le pointage affichait 4 à 0 avec moins de trois minutes à jouer en troisième période et que Jacob Fowler était tout simplement intraitable, le Tricolore a vécu l'un des effondrements les plus spectaculaires de son histoire.

Les Jets de Winnipeg, en pleine déroute avec neuf défaites consécutives, ont inscrit quatre buts en seulement 2 minutes et 39 secondes pour forcer la prolongation, avant que Dylan Samberg ne complète la remontée avec le filet victorieux. Un résultat qui a marqué l'histoire de la LNH et laissé le vestiaire montréalais en état de choc.

Une victoire au tableau, mais jamais sur la glace

En conférence de presse, Martin St. Louis n'a pas cherché à fuir la réalité. Alors que l'on s'attendait à le voir explosé de rage, il avait plutôt un ton léger mais réaliste, se permettant même quelques blagues, à la surprise de tous.

L'entraîneur-chef a livré une analyse franche et sans détour de ce qu'il venait de vivre. Sa phrase la plus marquante résume parfaitement la situation: «On gagnait, mais on ne les battait pas.» Selon lui, si l'on met le pointage de côté et qu'on regarde l'ensemble du match, Winnipeg était la meilleure équipe sur la patinoire. Il a ajouté que le Canadien avait obtenu ce qu'il méritait, tout en reconnaissant que la manière dont tout s'est écroulé reste difficile à expliquer. «Je n'ai jamais vécu quelque chose comme ça», a-t-il confié.

"On gagnait, mais on ne les battait pas. Je pense qu'on a eu ce qu'on a mérité. C'était la meilleure équipe. Mais c'est comment tu l'as échappé... C'est dur à expliquer.

Tout va bien pour nous présentement, puis tout à coup tu te fais taper dans les dents. C'est peut-être ça qu'on avait besoin comme équipe. On va analyser, corriger et continuer."

- Martin St. Louis

Le constat était partagé dans le vestiaire. Cole Caufield, auteur de deux des quatre buts montréalais, n'a trouvé aucune excuse à offrir. «Nous avions une avance de quatre buts, il n'y a pas d'excuse pour ça... C'est terrible», a-t-il lâché. Kaiden Guhle a pour sa part reconnu que l'équipe sentait depuis quelques matchs qu'elle pouvait mieux jouer, mais qu'elle trouvait malgré tout le moyen de l'emporter. Cette fois, les mauvaises habitudes les ont rattrapés.

Il faut dire que le gardien recrue Jacob Fowler avait largement contribué aux récentes victoires du club, dont celle au Match classique en plein air à Winnipeg. Il avait repoussé les 36 premiers tirs des Jets avant que la digue ne cède. Le Canadien avait permis pas moins de 80 tentatives de tir à leurs adversaires au cours de la rencontre, un chiffre qui illustre à quel point ils ont été dominés malgré l'avance au pointage.

Un coup de poing au visage qui pourrait servir de leçon

Plutôt que de sombrer dans le désespoir, St. Louis a choisi de voir cette catastrophe comme un potentiel point tournant positif. «Tout allait bien pour nous, puis tout à coup tu te fais taper dans les dents. C'est peut-être exactement ce dont on avait besoin comme équipe», a-t-il déclaré. L'entraîneur estime que cette défaite pourrait ramener ses joueurs sur terre et les inciter à retrouver les bonnes habitudes qui avaient caractérisé leur début de saison.

St. Louis a également insisté sur la force mentale nécessaire pour traverser ce genre de moment. Il a demandé à ses joueurs de ne pas laisser ce revers dicter la suite des choses. «Il faut être honnête avec soi-même, s'auto-évaluer et se corriger, mais on ne peut pas permettre à un seul incident de définir ce qui vient ensuite», a-t-il martelé. Il a aussi qualifié cette rencontre comme l'une des pires performances à forces égales de son équipe cette saison, tout en rappelant que la campagne est longue et que ce type de soirée peut parfois servir à remettre les pendules à l'heure.

Du côté des partisans, les réactions ont été vives. Certains ont remis en question la capacité de l'entraîneur à effectuer des ajustements en cours de match, soulignant que les problèmes de gestion d'avance ne dataient pas d'hier. D'autres ont reproché à St. Louis son attitude jugée trop décontractée lors de son point de presse.

Le Canadien aura l'occasion de montrer de quel bois il se chauffe dès jeudi, lors de la visite du Mammoth de Utah au Centre Bell. Ce sera le premier véritable test de la résilience mentale que St. Louis exige de ses joueurs après une soirée que personne dans l'organisation ne souhaite revivre.

Voyez au bas le point de presse dans son intégralité.

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À propos de l'auteur

Marco Normandin
Marco Normandin

Rédacteur en chef

Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.

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