José Théodore

Quand José Théodore a voulu piéger Claude Julien pour Mathieu Garon

Voyez les détails !

Samuel Doiron

Samuel Doiron

Dans l'histoire du Canadien de Montréal, le début des années 2000 a été marqué par un duo de gardiens québécois qui, malgré la compétition interne, affichait une complicité rare.

Lors d'un passage récent au podcast 60 avec le 60, José Théodore et Mathieu Garon sont revenus sur une anecdote savoureuse qui en dit long sur la réalité des bonis de performance et la rigidité de certains entraîneurs.

À l'époque, Mathieu Garon connaît une excellente saison comme auxiliaire. Ses statistiques sont fumantes : il trône parmi les dix meilleurs gardiens de la ligue pour la moyenne d'efficacité. Pourtant, un détail technique menace de le priver d'un chèque substantiel. Son contrat stipule qu'il doit participer à un minimum de 20 matchs pour débloquer son boni de performance.

À l'aube de la fin du calendrier régulier, Garon affiche 19 apparitions. Le calcul est simple, mais la gestion du personnel l'est moins. Le Canadien est déjà qualifié pour les séries, Théodore a besoin de repos, et l'opportunité de faire jouer Garon semble évidente pour tout le monde... sauf pour l'état-major.

Le plan de « Théo »

Voyant son coéquipier se faire bouder par l'entraîneur Claude Julien match après match, José Théodore décide de prendre les choses en main. Il sait qu'une seule minute de jeu suffit pour que le match soit officiellement comptabilisé.

« Matt, si on mène par deux buts en troisième période au match 81, je vais dire au coach que je dois aller aux toilettes pendant une pause commerciale », lance Théodore à un Garon pétrifié par la gêne. Mathieu, craignant de froisser la direction, supplie son numéro un de ne rien tenter. Mais « Théo », fidèle à sa réputation de fonceur, a déjà son plan en tête.

La porte close de Claude Julien

Le soir du fameux match, le scénario est parfait. Le Canadien mène 3-1 en troisième période. Le temps s'écoule, et l'ultime pause publicitaire — celle sous la barre des six minutes — arrive enfin.

Théodore patine vers le banc avec un grand sourire, prêt à exécuter sa ruse. Il s'approche de Claude Julien et lui lâche : « Claude, faut que j'aille aux toilettes ! »

L'idée est de forcer Garon à sauter sur la glace le temps d'une ou deux minutes. Mais Julien, qui semble avoir compris le manège ou qui suit des ordres stricts venant d'en haut pour éviter de payer le fameux boni, ne bronche pas.

Le regard de marbre, l'entraîneur pointe Théodore vers son filet : « Toi, retourne dans ton but. » Puis, se tournant vers un Mathieu Garon qui n'osait même plus lever les yeux : « Et toi, reste assis sur le banc. »

Une leçon sur la business du hockey

Cette anecdote, racontée avec le recul et l'humour des deux anciens gardiens, expose la face cachée de la LNH. Malgré le talent de Garon et l'appui indéfectible de son partenaire de travail, la « business » a pris le dessus sur le mérite sportif ce soir-là.

Garon finira la saison à 19 matchs, à seulement soixante secondes d'une reconnaissance officielle et d'une prime bien méritée. Si le résultat final a été décevant pour le compte en banque de Garon, il reste aujourd'hui cette preuve de loyauté : celle d'un gagnant du trophée Hart qui était prêt à feindre une envie pressante pour aider son « back-up ».

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À propos de l'auteur

Samuel Doiron
Samuel Doiron

Rédacteur

Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.

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