
Voici les vraies raisons selon d'anciens dirigeants!
Avec les saisons de misères que le Canadien de Montréal et les Oilers d'Edmonton ont connus, les partisans de chacune des équipes réclament des changements importants et avec raison.
Lorsque l'on considère les transactions effectuées par chacun des DG's respectifs, particulièrement les échanges importants, il est en droit de se demander comment est-ce que Marc Bergevin et Peter Chiarelli peuvent bien toujours être en poste.
C'est exactement la question que s'est posé le journaliste Greg Wyshinski de ESPN qui a décidé d'en avoir le coeur net. Il a fait son enquête auprès d'anciens dirigeants de la LNH et a voulu savoir pourquoi est-ce que les mauvais DG's sont rarement congédiés. Voici les 6 raisons qu'il a obtenues.
1. ''Ils sont des vendeurs. Ils vendent aux joueurs l'idée de signer avec leur équipe. Ils vendent leurs joueurs aux autres DG's quand vient le temps de compléter une transaction. Et ils vendent à leur propriétaire leur 'plan' qu'ils auront besoin de quelques années pour mettre à exécution. Ce plan, selon eux, mènera assurément à un championnat. Ils vendent que sans eux derrière le volant, leur plan ne sera pas réalisable. Tout ça ressemble étrangement à un vendeur d'autos.''
2. ''Il s'agit d'une opération en deux étapes. Si un propriétaire veut se débarrasser d'un entraîneur-chef, il est parti sur le champ. C'est le DG qui aura la tâche de le congédier et il ne se battra pas pour lui. Mais le congédiement d'un DG doit provenir d'un accord commun entre le propriétaire et le chef exécutif. Si le DG a réussi à séduire le propriétaire, cette relation peut durer longtemps même si les résultats n'y sont pas. Demandez à Ken Holland et Marc Bergevin!''
3. ''Les équipes considèrent les alternatives. Remporter une Coupe Stanley est le but ultime. Il y a un nombre peu nombreux de dirigeants qui ont cet accomplissement d'inscrit sur leur page LinkedIn. 6 des 11 derniers DG's engagés depuis 2015 ont remporté une Coupe Stanley à titre de dirigeant ailleurs. Lorsqu'ils arrivent en poste comme DG, cette Coupe Stanley sur leur CV devient une façon magique de prolonger leur séjour avec leur nouvelle équipe. Peter Chiarelli pourrait le confirmer.''
4. ''C'est beaucoup de trouble de tout revoir l'équipe de dirigeants. Congédier un entraîneur-chef implique de remplacer environ 5 personnes. Congédier un DG, à moins d'en amener un nouveau déjà dans l'organisation, signifie de changer tous les gens responsables des opérations hockey, les entraîneurs et les recruteurs. Congédier un entraîneur-chef est l'équivalent de supprimer un programme défectueux dans un ordinateur. Congédier un DG est plutôt comme formater un disque dur au complet.''
5. ''Ça prend des circonstances très spécifiques pour en venir au congédiement d'un DG. Comme un conflit avec ses supérieurs ou un changement de propriétaire. Il faut un grand changement dans l'organisation pour justifier le congédiement du DG ou parfois un propriétaire réactionnaire avec des grandes attentes comme on a vu à Buffalo avec Tim Murray.''
6. ''Chaque situation est unique. Ce n'est pas comme les entraîneurs-chefs où les victoires et les défaites et les participations aux séries éliminatoires font foi de tout. Les victoires et les défaites ne sont qu'une partie de l'équation pour un DG. Il y a la qualité des décisions hockey, le retour sur les transactions et les succès de l'équipe au repêchage. Tout doit être mis en contexte. Peut-être que Marc Bergevin est épargné parce qu'il parle français ou à cause de sa relation d'amitié avec Pat Brisson, agent de John Tavares...''
Voilà qui nous fait mieux comprendre pourquoi Bergevin est toujours en poste à Montréal! [pub]
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