
Seulement 5 québécois dans l'alignement en 2018-19, le plus pour une équipe de la LNH.
À chaque début de saison des Canadiens de Montréal survient le même débat. Il s'agit du débat concernant le nombre de joueurs québécois évoluant au sein de la formation du Club, que plusieurs partisans estiment insuffisant.
À l'époque des Glorieux qui a vu les Canadiens soulever coupe après coupe, l'effectif des Canadiens était composé d'un grand nombre de québécois. Dimanche passé, l'ancien joueur légendaire et ex-directeur général des Canadiens, Serge Savard racontait à Tout le monde en parle que, dans son temps, au moins la moitié des joueurs de l'équipe étaient québécois. Évidemment, la situation est tout à fait différente de nos jours. D'ailleurs, Savard ajoutait qu'il avait tenté en vain de persuader Marc Bergevin de faire l'acquisition de plus de joueurs natifs de la Belle Province lorsque ce dernier fut nommé directeur général des Canadiens.
Si les partisans sont généralement en accord avec ce que proposait Savard, certains seront surpris d'apprendre que la saison passée, parmi toutes les formations de la LNH, les Canadiens avaient dans leurs rangs le plus grand nombre de québécois, à égalité avec Tampa Bay, Las Vegas, la Floride et le Colorado. Cinq joueurs québécois laçaient leurs patins avec la formation Montréalaise, soit Jonathan Drouin, Phillip Danault, Charles Hudon, Nicolas Deslauriers et Michael Chaput.
Cette saison, seuls Drouin et Danault représentent le Québec dans l'alignement de 23 joueurs qui a amorcé la saison. Cependant, force est d'admettre qu'il est difficile de bâtir une équipe de la ligue nationale en rendant prioritaire l'acquisition de joueurs québécois. Tout d'abord, la formule du repêchage amateur de la LNH complique la tâche de l'état-major des Canadiens à cet égard. Ensuite, le nombre de québécois évoluant au sein de formations de la ligue nationale est en diminution depuis plusieurs années.
Entre 2012 et 2017, seulement 10 joueurs québécois ont été sélectionnés dans la première ronde du repêchage sur un total de 150 joueurs. De plus, l'influence des québécois dans la ligue semble être moins importante depuis une vingtaine d'années. À titre d'exemple, Martin Brodeur a été le seul joueur natif du Québec a être nommé dans la liste des 100 meilleurs joueurs de la décennie 2000.
Cela étant dit, quelques jeunes joueurs de grand talent donnent toutefois espoir au hockey québécois. Alexis Lafrenière sera notamment, selon plusieurs analystes, le premier choix au total au repêchage en juin prochain, une première pour un joueur québécois depuis Marc-André Fleury en 2003. Qui sait, peut-être que les Canadiens auront l'occasion de faire rêver leurs partisans en ajoutant un ou deux québécois talentueux à leur effectif.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.