
Voyez les détails !
La gestion du plafond salarial de la LNH demeure un casse-tête stratégique à chaque année pour les organisations et malgré une augmentation prévue à 104 millions de dollars. Si l'utilisation de la liste des blessés à long terme (LTIR) est en baisse, un autre obstacle financier se dresse pour plusieurs formations : les dépassements de bonus de performance.
Selon les règles de la convention collective, seuls les joueurs sur leur contrat d'entrée (ELC), les vétérans de 35 ans et plus (contrat d'un an) ou les joueurs revenant de blessures graves sont admissibles à des bonis. Lorsque ces joueurs atteignent leurs objectifs et que leur équipe termine la saison au-delà du plafond de 95,5 millions de dollars en raison de l'utilisation du LTIR, ces montants ne disparaissent pas. Ils sont automatiquement reportés sur la masse salariale de l'année suivante.
Cette saison, bien que seulement 15 équipes aient eu recours au LTIR (une baisse marquée par rapport au record de 22 en 2023-2024), les conséquences pour la saison prochaine sont bien réelles. Au total, 12,4 millions de dollars de la masse salariale globale de la ligue seront "gelés" par ces pénalités de dépassement.
Le Canadien est l'exemple parfait d'une équipe dont la reconstruction accélérée pèse sur ses finances. Avec de nombreux jeunes talents sur des contrats d'entrée, Montréal a dû jongler avec le plafond. Malgré le mouvement de Carey Price, l'acquisition de Philip Danault en cours d'année a poussé le club à utiliser le LTIR, d'autant plus que des joueurs comme Dach et Guhle y ont séjourné.
En terminant la saison avec une marge minuscule de 45 590 $, presque tous les bonus versés se transforment en pénalité pour 2026-2027. Voici le détail des bonis versés :
Résultat : Montréal traînera un boulet financier de 1 934 410 $ sur sa masse salariale l'an prochain.
Malgré ces chiffres, la tendance générale est à la baisse. Le nombre d'équipes pénalisées passera de 11 cette année à potentiellement 8 (ou 10 selon les performances de Corey Perry à Tampa Bay et le parcours d'Ottawa) en 2026-2027.
Voici les équipes les plus touchées selon les données actuelles :
New York Islanders
3 500 000 $
Colorado Avalanche
2 291 841 $
Dallas Stars
2 080 000 $
Montreal Canadiens
1 934 410 $
New Jersey Devils
1 250 000 $
Bien que le plafond salarial continue de grimper, offrant une bouffée d'oxygène aux directeurs généraux, ces "dettes" de bonus restreignent la flexibilité lors des échanges ou de la signature de joueurs autonomes. Pour des équipes comme le Canadien, c'est le prix à payer pour miser sur une jeunesse aussi talentueuse que performante.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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