
Le silence de Kent Hughes cache quelque chose
Les partisans du Canadien de Montréal se demandent pourquoi la mise sous contrat des agents libres avec restriction (RFA) Arber Xhekaj et Zachary Bolduc tarde autant à s'officialiser.
De passage sur les ondes du podcast de Tony Marinaro, l'analyste Pierre McGuire a apporté une explication captivante sur les intentions de l'état-major montréalais.
Selon l'ancien dirigeant et entraîneur, la lenteur du dossier n'est pas un hasard, mais découle plutôt d'une planification rigoureuse de la part de Kent Hughes. Le directeur général du Tricolore chercherait toujours à orchestrer une transaction majeure avant d'engager ses derniers avoirs sous le plafond salarial.
McGuire avance que le marché de la LNH pourrait bouger à l'approche du mois de septembre, moment où certains joueurs d'impact deviennent plus accessibles. En gardant le maximum de marge de manœuvre financière, Hughes conserve le pouvoir d'acquérir une pièce maîtresse pour son alignement avant de distribuer l'argent restant à ses jeunes joueurs autonomes compensationnels.
L'analyste a également souligné la fine maîtrise du réseau et des règles contractuelles par le DG du Canadien. Fort de son bagage à titre d'ancien agent de joueurs, Hughes sait parfaitement exploiter le levier de négociation que confère le statut d'agent libre avec restriction. McGuire déplore que plusieurs directeurs généraux à travers le circuit gèrent mal cette phase contractuelle, alors que Montréal l'utilise présentement de manière stratégique et disciplinée.
Si des dossiers comme celui de Bolduc traînent en longueur, notamment en raison d'exigences salariales qui pourraient tourner autour de 4 ou 5 millions de dollars par année, c'est que l'organisation ne veut pas se retrouver pieds et poings liés financièrement. Si une transaction se concrétise pour un attaquant de premier plan, les ententes contractuelles de Xhekaj et Bolduc devront s'ajuster en conséquence.
Invité par Marinaro à identifier les priorités de l'équipe advenant un échange, McGuire n'a pas hésité : l'objectif numéro un du Tricolore demeure un deuxième centre d'impact. Même si de jeunes espoirs comme Michael Hage ou Oliver Kapanen représentent des options d'avenir prometteuses, le besoin immédiat au centre du deuxième trio reste la pièce manquante que Kent Hughes tente activement de dénicher avant de fermer la porte à d'autres mouvements de personnel.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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