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Quand un monument parle, tout le monde écoute. L’ancien capitaine des Bruins connaît le chemin de la victoire, il en a fait sa carrière. Champion de la Coupe Stanley, maître du jeu responsable, Patrice Bergeron semble clairement apprécier ce qu’apporte le capitaine du CH.
Alors, prêtons l’oreille quand il décrit Nick Suzuki comme un atout majeur pour Équipe Canada aux Jeux de Milan. C’est plus qu’un simple compliment. C’est une validation venant du maître incontesté du Selke, celui qui a redéfini ce que signifie être un centre complet dans la LNH… celui en l’honneur de qui la récompense remise au meilleur attaquant défensif de la LNH devrait être renommé le trophée Patrice Bergeron.
Bergeron a parlé de Suzuki comme d’un véritable couteau suisse. Dans un tournoi court où la marge d’erreur disparaît presque instantanément, cette polyvalence devient une arme stratégique. Les trios se cherchent, les ajustements s’enchaînent, la chimie varie d’une période à l’autre. Pouvoir compter sur un joueur capable de glisser d’un rôle à l’autre sans jamais faire baisser le niveau de jeu, c’est un luxe que peu de nations possèdent. Le Canada, lui, peut dormir tranquille.
On sait à quel point Bergeron valorise les détails. Ses mots ne sont jamais choisis au hasard. Parler d’anticipation, de fiabilité à 5 contre 5, d’un joueur qui ne force rien et qui connaît l’heure juste sur la glace, c’est pointer directement vers la colonne vertébrale d’une équipe championne. Suzuki incarne ces valeurs depuis son arrivée à Montréal. Il le fait sans théâtre, sans s’imposer bruyamment, mais toujours avec une efficacité chirurgicale.
Le voir performer aux côtés de Nathan MacKinnon face à la Tchéquie n’a fait que confirmer la tendance. Suzuki marque, distribue, récupère, éteint les feux, puis relance l’attaque comme si le jeu ralentissait pour lui. Il peut tuer les punitions, dynamiser l’avantage numérique ou stabiliser un trio en quête d’équilibre. Un entraîneur rêve d’un joueur comme lui, parce qu’il devine déjà ce qu’il apportera avant même d’être envoyé sur la glace.
L'entraîneur-chef de la formation canadienne, Jon Cooper, l’a d’ailleurs muté au centre au cours de la 2e période de la rencontre face à la Suisse… la preuve de son efficacité partout sur la patinoire. Suzuki se retrouve donc à pivoter un trio flanqué de Tom Wilson et Brandon Hagel.
Dans tous les cas, recevoir des compliments de Bergeron représentent toujours une marque de respect. Dans ce cas-ci, ils sonnent comme un avertissement lancé au reste du monde. Le Canada a trouvé son centre polyvalent du présent… et Montréal pourrait bien avoir trouvé le cœur de son avenir. Un véritable couteau canadien, à n’en point douter.
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