
Il arrive avec un style qui rappellent étrangement le #72
À Montréal, l'amour du public envers Arber Xhekaj dépasse largement les frontières de la patinoire. On l'adore pour son jeu physique, sa rudesse et son instinct protecteur envers ses coéquipiers, mais surtout parce qu'il incarne l'éthique de travail, la résilience et le courage à l'état pur. C'est le genre de coéquipier modèle avec qui l'on veut aller à la guerre.
Son parcours est une véritable leçon de persévérance. C'est pourquoi la signature de son tout premier contrat professionnel a donné lieu à un moment d'une rare émotion.
« Je savais que j'allais être renvoyé à la maison parce que j'ai vu que tous mes bâtons étaient recouverts de ruban adhésif. Je me suis dit : "Oh, je vais être renvoyé chez moi", et il ne restait qu'un seul match à jouer contre Ottawa. Nous avons eu un entraînement et lors de cet entraînement, je me suis dit : "Je n'ai rien à perdre". Je suis donc allé voir Brad Richardson, qui s'occupait de la défense à l'époque, et je lui ai dit : "Hé, mec, j'ai besoin d'un autre match. Peu importe ce qu'il faut faire, j'ai besoin d'un autre match. Je n'ai pas joué au hockey depuis deux ans, je ne me cherche pas d'excuses, mais donnez-moi un autre match s'il vous plaît, quoi qu'il en coûte."
Je suppose qu'il est allé dans le bureau des entraîneurs et leur a dit : "Ce gamin veut vraiment un autre match." Ils ont fini par me faire jouer contre Ottawa. Même après avoir signé, les entraîneurs m'ont avoué : "Oui, tu rentrais chez toi après le match intra-équipe, c'était décidé."
J'ai joué contre Ottawa, j'ai bien fait, et juste après, ils m'ont appelé au bureau pour me faire signer. On m'a dit : "Nous allons te signer un contrat d'entrée", et j'ai répondu : "Peux-tu répéter ça ?"
Je suis retourné à l'hôtel où mes parents m'attendaient. J'ai littéralement ouvert la porte, je les ai regardés et j'ai dit : "Guys, on l'a fait, on l'a fait !" Ma mère s'est effondrée et ils se sont mis à pleurer tous les deux. Mon moment préféré dans la LNH, c'est ça : entrer dans cette pièce et leur dire "On l'a fait". » — Arber Xhekaj
Cet automne, un autre jeune arrière se présentera au camp d'entraînement avec un bagage et un style qui rappellent étrangement ceux du numéro 72 : Owen Protz.
Âgé de 20 ans, le choix de 4ᵉ tour du Canadien en 2024 (102ᵉ au total) vient de compléter son stage junior dans la OHL avec les Bulldogs de Brantford. Mesurant 6 pieds 2 pouces et pesant 207 livres, Protz s'est établi comme l'un des défenseurs les plus redoutés de tout le hockey junior canadien. Avec ses 84 minutes de pénalité et son différentiel de +45 la saison dernière dans la OHL, il frappe comme un train et apporte une dimension physique percutante dont le personnel d'entraîneurs tolère rarement de se passer.
Xhekaj avait causé la surprise générale en 2022 en prouvant que sa hargne, sa robustesse et son leadership pouvaient immédiatement aider le Canadien. Protz peut-il répéter cet exploit ?
La tâche s'annonce toutefois colossale. Contrairement à 2022, la compétition à la ligne bleue du Canadien est féroce. Avec très peu de postes disponibles — probablement un ou deux tout au plus — et la présence d'espoirs de premier plan comme David Reinbacher et Adam Engström qui poussent fort pour s'imposer, la lutte sera sans merci.
Mais si l'histoire d'Arber Xhekaj nous a appris une chose, c'est qu'un défenseur physique, déterminé et prêt à tout donner sur chaque présence peut déjouer tous les pronostics. Owen Protz saura-t-il forcer la main de la direction au camp cet automne ? Le défi est lancé.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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