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Pour certains joueurs, les Jeux Olympiques commencent dès la première présence sur la glace. Pour d’autres, l’apprentissage passe d’abord par le banc, les discussions, les routines et la pression du moment. En ce moment, Oliver Kapanen appartient à cette deuxième catégorie, et ce n’est absolument pas un désaveu. C’est simplement la réalité d'un 13e attaquant dans un tournoi relevé où chaque entraîneur protège sa structure avant de tester la profondeur de son alignement.
Nicolas Cloutier a rapporté que le jeune attaquant finlandais a été habillé par Antti Pennanen avant d’être laissé sur le banc pendant toute la rencontre. Aucune présence, pas la moindre seconde. Mais, chez les Finlandais, ce n’est rien d’exceptionnel; c’est presque une stratégie traditionnelle.
Lors du revers de 4 à 1 contre les Slovaques, Joel Kiviranta avait lui aussi passé la soirée comme spectateur en uniforme. Kapanen, à seulement 22 ans, est le plus jeune joueur de cette formation finlandaise. Son simple ajout à l’équipe représente déjà une marque de confiance des sélectionneurs.
Cette approche n’est pas unique à la Finlande. Ce que Tre Kronor a fait avec Filip Forsberg pour son premier match l’illustre parfaitement. Le Canada a appliqué le même principe avec Sam Bennett, limité à environ sept minutes contre la Tchéquie. Aux JO, la hiérarchie initiale prime sur l’émotion du moment.
Kapanen n’a peut-être pas eu l’occasion de patiner encore, mais il est là. Il vit le même vestiaire que les vétérans, les mêmes réunions, la même tension palpable pendant l’hymne national. Il absorbe tout, un détail à la fois. Ce n’est pas une punition, c’est un apprentissage.
La Finlande reviendra en action samedi contre l’Italie, un adversaire nettement plus accessible. Ce serait un moment idéal pour insérer la recrue du Canadien au sein d’un trio régulier. La victoire convaincante de 4 à 1 contre la Suède donne même à Pennanen le luxe d’oser une petite rotation interne pour tester Kapanen.
Le centre du Tricolore progresse simplement en vivant l’événement. Si Pennanen lui ouvre enfin la porte, gageons qu’il en fera assez pour rendre son retrait de l’alignement extrêmement difficile. Dans un tournoi aussi court, un joueur affamé peut modifier une hiérarchie plus vite que prévu… et Kapanen arrive en Italie avec exactement ce regard-là.
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