
Voyez ici ce qu'il avait à dire
Dans le cadre d'une entrevue avec le site de nouvelles de sport tchèque iSport, Michael Frolik s'est ouvert sur la fin de son parcours dans la LNH et sur la décision de poursuivre sa carrière professionnelle dans un autre circuit que la LNH, en Suisse. Il en avait long à dire sur son court passage à Montréal. Frolik avait paraphé une entente d'un an avec le CH pour la somme minimum que l'on peut octroyer à un joueur dans la LNH. L'ancien du Canadien avait reçu un contrat d'essai professionnel avec les Blues de St-Louis cette présaison, mais il ne figurait malheureusement pas dans les plans.
«C'était déjà difficile. Les essais fonctionnent rarement. On était deux, moi et James Neal. Il s'en est sorti à la fin, je ne m'en suis pas sorti. Nous étions chacun un peu différent, j'ai été pris comme un type défensif plus pour le shorthanded, James comme un type offensif sur le power play. Au final, ils l'ont choisi. Mais quand j'y pense, tout a commencé avec Montréal... Je n'y ai pas joué pendant presque une année entière, alors c'est difficile de reprendre là où on s'est arrêté. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour rester dans la NHL, j'ai donné une chance jusqu'à la dernière minute. Ma conscience est claire à ce sujet. Je n'aurais pas pu faire plus.» -Michael Frolik
L'ancien choix de 1re ronde des Panthers de la Floride en 2006 n'a pas été très marquant lors de son passage dans la métropole. En effet, il n'aura récolté aucun point en 8 matchs avec le CH, tout en affichant un différentiel de -3. Plusieurs analystes s'étaient prononcées sur son cas à l'époque, et les opinions étaient unanimes, il n'avait plus le calibre de la LNH. Il a toutefois commenté son passage à Montréal, et on peut deviner par ces propos qu'il n'en garde pas de très bons souvenirs. Il va même jusqu'à prétendre que le Canadien aurait mis fin à sa carrière dans la LNH.
«C'était très difficile. Le confinement et le fait que tout soit fermé ont rendu les choses encore pires. Certains jours étaient vraiment longs. Je me suis entraîné toute la saison et je n'ai pas vraiment compris pourquoi ils m'ont signé. Au début, ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas de place sous le plafond salarial et que j'étais le seul qu'ils pouvaient prendre. Je me suis dit que je pourrais être le 12ème ou 13ème attaquant qui pourrait avoir une chance si quelqu'un était blessé. C'est pour ça que je l'ai fait. Mais deux jours plus tard, ils ont signé Corey Perry. Je savais donc que mes chances étaient réduites. Et c'est ce qui s'est passé lors des finales. Il y a eu toutes sortes de manigances avec le plafond salarial. Ils m'ont dit que je ne pourrais pas faire partie de la liste... Je continue de penser que s'ils avaient vraiment voulu me donner une chance, j'aurais pu atteindre les finales d'une manière ou d'une autre. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi ils m'ont signé. Je suppose qu'on peut dire qu'ils ont mis fin à ma carrière...»
Ce sont des propos assez osés pour un joueur qui n'a pas su démontrer qu'il aurait pu apporter quelque chose dans l'alignement du CH. Si l'on voit ça d'un autre œil, homis peut-être Eric Staal, est-ce qu'il aurait réellement pu percer l'alignement avec la profondeur de nos Canadiens de l'an dernier? On peut fortement en douter. Quoi qu'il en soit, Frolik poursuit sa carrière avec le HC Lausanne en Suisse. Il a récolté 6 points à ses 8 premiers matchs.
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