Mise au jeu Nick Suzuki et Pierre-Luc Dubois

Mauvaise réputation injustifiée pour les dégagements refusés

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Alexandre Lavoie

Alexandre Lavoie


Dégagements refusés: un mal nécessaire qui fatigue surtout… l’adversaire

La Poche Bleue a abordé un sujet moins courant cette semaine avec des statistiques qui font tiquer plus d’un partisan. Selon le travail de Guillaume Villemaire, plus de 7000 dégagements refusés ont été comptabilisés cette saison dans la LNH. À peine 5% ont mené à un but contre l’équipe fautive. En clair, 19 dégagements refusés sur 20 disparaissent dans le néant sans la moindre conséquence. Cela ne cadre pas très bien avec la perception populaire voulant que le dégagement refusé soit un suicide tactique.

Statistiques – Résultats après un dégagement refusé cette saison dans la LNH

  • 5%: but de l'adversaire
  • 3%: pénalité pour l'équipe qui avait dégagé
  • 17%: un autre dégagement refusé
  • 75%: rien n’est arrivé

Dans leur segment, Villemaire et Pascal Leclaire ont rappelé une vérité que les gardiens connaissent trop bien: un bon vieux dégagement peut devenir un vrai brise-rythme pour l’adversaire. Leclaire l’a dit sans détour. Selon lui, couper le momentum et offrir un peu d’oxygène à une brigade fatiguée vaut souvent plus que de demeurer prisonnier dans sa zone pendant 30 secondes. On entend déjà les puristes grincer des dents, mais les chiffres donnent raison aux gardiens qui ont vu neiger.

Le jeu s’arrête, le juge de ligne récupère la rondelle, on revient au cercle. Puis débute la sempiternelle valse des centres que l’on chasse du point de mise au jeu. Cette chorégraphie bien connue peut gruger 20 à 30 secondes supplémentaires avant que la rondelle touche enfin la glace. Le trio coincé en défense obtient alors un répit inattendu, parfois même plus long qu’un changement complet effectué en zone neutre.

Répétez l’opération deux ou trois fois et l’équipe qui semblait au bord de l’asphyxie retrouve soudainement ses jambes. Pendant ce temps, la rondelle est à 200 pieds du filet, loin d’un danger immédiat, loin de la ligne des buts, loin du contrôle psychologique que l’équipe dominante tente d’imposer.

Il y a un agacement réel pour les partisans, mais stratégiquement, c’est un geste qui fonctionne. Surtout quand 75% des dégagements refusés ne mènent absolument à rien. La pénalité ne survient que dans seulement 3% des cas et, ironie du sort, elle permet alors d’effectuer un changement. On passe d’un problème à une solution potentielle en l’espace d’un coup de sifflet.

Reste l’autre facette évoquée par Maxim Lapierre: le tir vers un filet désert. Ce n’est plus la même dynamique. On ne parle plus d’un geste défensif pour se sortir du pétrin, mais d’une tentative souvent téméraire pour gonfler ses statistiques ou éviter de patiner jusqu’à la ligne centrale. Ce type de jeu reflète moins d'une stratégie réfléchie qu’un mauvais pari où l’ego prend souvent trop de place.

Au final, le dégagement refusé n’est pas le vilain qu’on croit. Il agit comme une soupape. Un dernier rempart psychologique. Un moment pour reprendre son souffle avant la prochaine vague. Une stratégie qui, chiffres à l’appui, mérite d’être mieux comprise plutôt que condamnée.

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