
Les Sabres refusent de rentrer chez eux avant le match décisif. Ruff bouleverse toute la routine habituelle.
L'avion des Sabres de Buffalo est resté cloué au sol à Montréal après leur victoire écrasante de 8 à 3 au Centre Bell samedi soir. Un choix délibéré qui illustre parfaitement le virage stratégique que l'entraîneur-chef Lindy Ruff souhaite prendre avant le septième et dernier affrontement face au Canadien de Montréal, prévu lundi soir.
Plutôt que de regagner la ville de Buffalo comme le veut la tradition après un match à l'extérieur, l'équipe a prolongé son séjour dans la métropole québécoise avant de rentrer plus tard dans la journée de dimanche.
Le bilan des Sabres à domicile durant ces séries éliminatoires est tout simplement alarmant : seulement 2 victoires pour 5 défaites dans leur propre amphithéâtre. Un contraste saisissant avec leurs performances sur les patinoires adverses, qui ont permis à la série de se prolonger jusqu'au match ultime.
Le capitaine Rasmus Dahlin ne cache d'ailleurs pas ce paradoxe troublant. Selon lui, son équipe affiche une tout autre attitude lorsqu'elle évolue à l'extérieur, se montrant plus combative et plus engagée. Il reconnaît que les joueurs semblent se libérer davantage en territoire ennemi, adoptant un style de jeu qu'ils devraient pourtant reproduire devant leurs propres partisans.
Cette réalité est tellement frappante que Ruff a même plaisanté après la victoire de samedi en évoquant la possibilité de disputer le septième match au Centre Bell plutôt qu'à Buffalo. Une boutade qui traduit néanmoins un malaise bien réel au sein de l'organisation face à ce phénomène inexplicable.
Pour tenter de renverser cette tendance inquiétante, Ruff envisage de modifier radicalement les habitudes de son groupe. L'idée principale consiste à loger les joueurs dans un hôtel de Buffalo plutôt que de les laisser rentrer dans le confort de leur foyer.
L'objectif est clair : recréer artificiellement l'atmosphère d'un déplacement à l'étranger, cette bulle collective qui semble si bien réussir aux Sabres lorsqu'ils jouent sur la route.
Mais le changement de routine ne s'arrête pas là. L'entraîneur-chef a également indiqué qu'il existait environ 90 % de probabilités que ses joueurs ne patinent pas du tout avant le match décisif. Pour Ruff, la pression d'un septième match est immense et les joueurs la ressentent intensément. Il préfère donc miser sur le repos physique et mental plutôt que sur une séance d'entraînement supplémentaire.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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