
Le DG du Canadien demeure réaliste!
Si tout se passe comme prévu, tout indique que c'est finalement à Montréal que le jeune attaquant Jesperi Kotkaniemi devrait passer la majeure partie de la prochaine saison.
Repêché en 1ere ronde (3e total) au dernier encan de la LNH à Dallas, le jeune joyau du Canadien impressionne un peu plus à chaque match qu'il dispute et semble constamment progresser. Bien que le jeune attaquant de 18 ans seulement ait un talent indéniable, le DG Marc Bergevin a tenu à mettre les partisans de l'équipe en garde sur l'impact qu'il aura cette saison et les inévitables erreurs de jeunesse qu'il commettra.
Dans une entrevue avec le journaliste Louis Jean de TVA Sports, le DG du CH est revenu sur la comparaison qu'il avait fait entre Kotkaniemi et Jonathan Toews des Blackhawks de Chicago, rappelant que Toews était arrivé dans la LNH un an plus tard, ce qui est une différence énorme. Voici ce qu'il avait à dire au sujet de l'impact qu'aura le jeune attaquant dans l'équipe cette saison:
"Même avec Sidney Crosby à 18 ans, les Penguins ont fini [parmi les derniers] au classement. Alors d’en mettre trop sur les épaules du jeune, ce n’est pas "fair". Tu dois regarder en réalité c’est quoi un jeune de 18 ans qui rentre dans la Ligue nationale. "KK", comme on l’appelle, a eu un bon camp. Tu vois son progrès depuis le début du camp d’entraînement, mais encore là, il y a beaucoup d’étapes. Et il va s’enfarger. Et c’est pour ça qu’on va bien l’encadrer. On va voir où il va être dans 10, 15, 20 matchs et on va prendre des décisions. Mais c’est certain que l’avenir avec ce jeune-là est très prometteur."
Par ailleurs, Bergevin a confirmé à quel point la dernière année a été difficile pour lui, passant même plusieurs nuits blanches à tenter de trouver des solutions pour relancer son équipe:
"J’ai passé des nuits blanches, des soirées à me réveiller au milieu de la nuit. Tu sais, quand tu penses trop et que tu n’es pas capable de te rendormir... Écoute, ce n’était pas une année que j’ai appréciée. Quand ça ne va pas bien, c’est dur. Même avec ma famille, je sentais que je prenais un recul, ce n’était pas le "fun". Pour moi, la pression, c’est interne. Quand on perd, ça vient me chercher. Ce ne sont pas les partisans, ce ne sont pas les médias, ce sont les résultats de l’équipe qui viennent me chercher. Ça, ça m’affecte. C’est difficile d’être heureux et de sourire tout le temps quand tu vois que les choses ne vont pas bien. Ce n’est rien de personnel, c’est comme ça que je me sens. J’adore ce que je fais. Je suis un passionné. Il y a des périodes tout le temps un peu plus chaudes, la date des transactions, la semaine avant. Moi, je vis pour ça. J’ai remis des choses en question, des décisions que j’ai prises. Mais tu prends une décision avec les informations que tu as. Peut-être que trois mois, quatre mois, six mois plus tard, des choses qui n’étaient pas là ont changé, mais tu n’avais pas cette information."
Espérons pour lui que la saison 2018-19 soit un peu plus agréable. [pub]
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