Luke Richardson lève le voile sur le suicide de sa fille

Luke Richardson lève le voile sur le suicide de sa fille

Une entrevue courageuse!

HabsolumentFan

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Il y a quelques années, Luke Richardson et sa femme Stephanie ont dû vivre la pire douleur dans la vie d'un parent: La mort d'un de leurs enfants.

Pire, cette mort n'était pas accidentelle.

Le 13 novembre 2010, sa fille cadette Daron Richardson a pris la décision de mettre fin à ses jours et commettre l'irréparable en se suicidant dans la résidence familiale. Neuf ans plus tard, il y a toujours un aussi grand vide chez les Richardson.

Dans le cadre de la semaine sur la santé mentale, l'assistant-entraîneur du Canadien a choisi de parler et de s'ouvrir sur le sujet, question de sensibiliser les gens aux dangers qui s'y rattachent. Il a accepté d'accorder une touchante entrevue au journaliste Jean-François Chaumont du Journal de Montréal.

"Je crois que je ne serai jamais complètement en paix avec ça, tout comme ma femme Stephanie et ma fille aînée Morgan. Nous avons retrouvé une vie normale. Mais ce ne sera jamais comme avant, il y aura toujours un vide. Tous les matins, nous nous réveillons et nous nous ennuyons de Daron. Ça ne changera jamais. Mais il y a aussi une façon d’aider, de parler, de raconter son histoire. Daron avait sept ou huit amis très proches à l’école, ils formaient un très beau groupe. Elle était en neuvième année, elle avait bien fait sa transition vers l’école secondaire. Elle était très proche de sa sœur. Les deux sœurs partageaient la même chambre pratiquement depuis toujours. Daron avait aussi de très bonnes amies au hockey. Nous venions de terminer les rencontres avec les enseignants à l’école. Daron avait de bonnes notes, ça se déroulait très bien pour elle. Nous croyions que tout était normal. Elle aimait l’école, elle était bonne au hockey et elle avait un côté artistique, ça ne venait certainement pas de moi. Elle faisait du théâtre et elle aimait la musique. Il y a un terme pour décrire ça et c’est de souffrir en silence. Comme parents, c’est difficile à accepter, nous n’avons pas pu l’aider ou l’écouter."

Malheureusement pour eux, jamais leur fille n'a tenté de laisser d'indices avant de passer à l'acte et elle n'a pas non plus laissé de lettre derrière elle pour expliquer son geste, les laissant à jamais dans le néant.

"Je chercherai toujours à comprendre, à savoir si elle manquait de quelque chose. Mais nous avons consulté depuis cet incident, nous n’avons pas hésité à demander de l’aide. Dès le départ, les psychologues nous ont recommandé de ne pas chercher de réponse. Nous pourrions passer le reste de notre vie à chercher, à vouloir comprendre. Nous ne saurons jamais. Il n’y avait aucun indice. Les policiers ont également regardé l’ordinateur et le téléphone pour savoir si elle était victime de harcèlement à l’école. Ils n’ont rien découvert. Elle avait sa propre douleur, mais nous l’ignorions. Maintenant, nous voulons promouvoir l’importance de parler, de briser le silence. Même si tes enfants vont bien, tu dois leur parler et leur poser des questions. Ils ont besoin de savoir que tu es là, que tu les écoutes et les rassures."

Suite à cet incident qui a changé leur vie pour toujours, les Richardson ont choisi de mettre sur pied une fondation en l'honneur de leur fille. La fondation DIFD (Do it for Daron), qui a pour mission d’aider les jeunes aux prises avec des problèmes reliés à la santé mentale. Avant le match contre les Coyotes de l’Arizona, mercredi dernier, Richardson portait une cravate mauve, la couleur de sa fondation. Claude Julien, Dominique Ducharme et Kirk Muller avaient aussi la même cravate.

"C’est toujours une soirée émotive quand nous organisons un événement de la sorte. Jakob Chychrun était aussi en uniforme pour les Coyotes. Je suis son oncle par alliance. Il a grandi avec Daron et Morgan. Ils ont toujours passé leurs étés ensemble. Il est maintenant un modèle pour notre fondation DIFD. Il n’hésite jamais à parler de santé mentale. Le hockey m’a toujours bien aidé. Le monde du hockey est bien petit, mais il est soudé. Il y a une immense solidarité. Nous réalisons que le hockey nous a grandement aidés. Nous avons utilisé cette scène, cette tribune, pour conscientiser les gens au suicide et aux problèmes de santé mentale, surtout chez les jeunes. C’est parfois gênant de parler de nos anxiétés, de nos craintes et de nos problèmes mentaux. Les adolescents gardent souvent leurs mauvais sentiments à l’intérieur, ils ont peur de se confier."

Au terme de l'entrevue on lui demande comment il aimerait qu'on se souvienne de Daron. La lèvre tremblante, il a dit ceci:

"Juste qu’elle était une jeune femme talentueuse et une magnifique personne. Mais malheureusement, elle n’a pas eu la chance de prolonger sa vie au-delà de l’adolescence. Nous souhaitons que Daron devienne un exemple de la souffrance en silence. Si tu ne vas pas bien, c’est OK de demander de l’aide. Et comme société, nous devons l’accepter et nous assurer d’aider tout le monde, d’offrir des ressources à toutes les personnes." [pub]

Si vous avez besoin d’aide

Ligne québécoise de prévention du suicide

  • 1-866-APPELLE (277-3553)

Jeunesse, J’écoute

  • 1-800-668-6868

Tel-Jeunes

  • 1-800-263-2266


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