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La tentation est toujours forte de rêver aux futurs joueurs de premiers trios. Pourtant, une organisation qui veut gagner doit surtout miser sur la qualité de ses soldats de soutien. Dans ce contexte, le Canadien n’a pas seulement un espoir intriguant en LJ Mooney. Il a un profil qui colle parfaitement à ce que Montréal cherchera lorsqu’il faudra préparer la succession d’un guerrier comme Brendan Gallagher.
La Commission Athlétique de BPM Sports l’a rappelé dans une récente publication. Mooney coche des cases que peu de jeunes de son âge maîtrisent aussi tôt.
Martin Therriault décrit un joueur qui ne se laisse jamais définir par sa taille. Le chiffre 5’8’’ saute aux yeux, mais il devient anecdotique dès qu’on le voit jouer. La comparaison avec Johnny Gaudreau revient souvent, sauf que Therriault insiste sur une nuance essentielle. Gaudreau roulait les mises en échec avec finesse. Mooney sait le faire aussi, sauf qu’il choisit presque toujours la collision. L’un contournait le danger, l’autre s’en nourrit.
Mooney absorbe les contacts, provoque le jeu et attaque le centre de la glace sans la moindre hésitation. C’est là que plusieurs petits attaquants se mettent en mode survie, alors que lui embrasse le danger. Therriault souligne sa vitesse supérieure, son tir sur réception explosif et sa vision de jeu qui rappelle un marqueur plus mature.
Mooney n’est pas seulement un tireur. Il fait circuler la rondelle, comprend les moments clefs et gère le rythme. Selon Therriault, il se classe déjà deuxième dans la NCAA parmi les espoirs du Canadien, derrière Michael Hage.
Les séquences où Mooney se mesure à des joueurs plus costauds montrent exactement pourquoi son nom ressort autant. Il ne recule jamais et transforme chaque duel en message lancé aux recruteurs.
Le jeune Américain possède ce mélange rare d’intensité, de hargne et d’intelligence qui transforme un simple espoir en outil fiable de troisième trio. Il peut marquer, presser l’adversaire, contribuer en avantage numérique… tout comme en désavantage. Il a un vécu international et un instinct compétitif qui ressort même dans les situations les plus robustes.
Une fois son séjour universitaire derrière lui, Mooney pourrait réellement pousser pour un poste avec le grand club. Le timing est parfait. Gallagher s’approche d’une fin de cycle et Montréal aura besoin d’un nouvel agitateur capable de déranger l’adversaire sans compromettre l’identité du groupe.
Son premier camp à Montréal a donné un aperçu de la suite. Une présence remarquée, un tempérament qui ne triche jamais et l’impression très nette qu’il ne reculera devant personne.
LJ Mooney n’a pas la taille du rôle… mais il en a l'attitude, l’âme et le cœur.
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