
Vous avez bien lu!
La passion des partisans du Canadien de Montréal est légendaire, mais elle vient de franchir un tout nouveau seuil. Lors des deux derniers matchs de la série de première ronde contre les Sabres de Buffalo, l'intensité des célébrations au Centre Bell et aux alentours a atteint un niveau si démesuré que des instruments scientifiques l'ont captée.
Ce n'est pas une métaphore: Les fans ont bel et bien fait trembler le sol montréalais.
Tel que le rapporte la journaliste Zoé Arcand du Journal de Montréal, lors du sixième match de la série, disputé le samedi 16 mai au Centre Bell, un sismographe de Ressources naturelles Canada installé au Collège Jean-de-Brébeuf, situé à environ cinq kilomètres de l'amphithéâtre, a enregistré des pics d'activité sismique bien visibles. Ces pics correspondaient précisément aux buts inscrits par Arber Xhekaj, Ivan Demidov et Jake Evans. Plus de 21 000 spectateurs vibraient à l'intérieur de l'enceinte, tandis que près de 20 000 autres personnes étaient massées à l'extérieur pour suivre la rencontre sur écran géant.
Un capteur installé dans un laboratoire au sous-sol de l'Université McGill a lui aussi détecté des variations notables. Selon les calculs de Yajing Liu, professeure associée au Département des sciences de la Terre et des planètes de McGill, les secousses enregistrées à 20h16 et 20h18 ont atteint une magnitude d'environ 0,5 sur l'échelle de Richter. «L'hypothèse principale est bien sûr que ces pics sont liés aux moments où des buts sont marqués», a-t-elle confirmé.
Le scénario s'est répété lors du septième et ultime match, le lundi suivant. Même si les Sabres avaient l'avantage de la glace à Buffalo, le Centre Bell était de nouveau bondé de partisans venus encourager leur équipe devant l'écran géant. Des pics sismiques ont encore été observés lorsque le Canadien a marqué à 19h47 et à 20h07. Fiona Ann Darbyshire, professeure au Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère de l'UQAM, s'est dite impressionnée par les données recueillies. «Quand il y a des dizaines de milliers de personnes, c'est suffisant pour être détecté par des sismographes. L'équipement est extrêmement sensible», a-t-elle souligné.
Ce phénomène de micro-séismes provoqués par des foules en liesse n'est pas unique à Montréal. En mai 2025, le but décisif ayant permis au Liverpool FC de remporter le titre de champion de la Premier League anglaise avait généré une secousse de 1,74 sur l'échelle de Richter. Du côté des concerts, une performance de Taylor Swift au Lumen Field de Seattle en juillet 2023 avait provoqué un tremblement de terre d'une magnitude de 2,3. Mais pour les amateurs de hockey montréalais, cette manifestation sismique revêt une signification particulière.
Considérée par plusieurs comme la capitale mondiale du hockey, Montréal n'avait pas connu de séries éliminatoires en contexte normal, avec un amphithéâtre rempli à pleine capacité, depuis 2017, en raison notamment des restrictions liées à la pandémie de COVID-19. Le Canadien a finalement remporté cette série dramatique grâce à un but d'Alex Newhook en prolongation lors du septième match, propulsant l'équipe en finale de l'Association de l'Est pour la première fois depuis 2014.
La prochaine étape s'annonce tout aussi électrisante. Le Tricolore affrontera les Hurricanes de la Caroline, têtes de série numéro un dans l'Est, dès jeudi soir à Raleigh. Si l'enthousiasme des partisans se maintient à ce rythme, les sismographes montréalais risquent d'avoir encore du travail.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
Lire la suiteCet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.