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Le décompte est officiellement lancé. Avec 44 buts au compteur et seulement 11 matchs à disputer, Cole Caufield se trouve à la porte d'un club sélect que peu de joueurs du Canadien ont visité dans l'histoire moderne. Mais si le talent brut est là, la psychologie du sport, elle, commence à peser lourd dans la balance.
En observant cette quête, l'ancien attaquant de la LNH Maxime Talbot ne peut s'empêcher de replonger dans ses propres souvenirs. Au début de sa carrière avec les Penguins de Pittsburgh, Talbot croyait presque que les saisons de 50 buts ou de 100 points étaient la norme. Aux côtés de phénomènes comme Sidney Crosby et Evgeni Malkin, il a été témoin de performances historiques année après année.
« À l'époque, je ne réalisais pas la chance que j'avais de partager le vestiaire avec deux des meilleurs joueurs de ma génération, confie Talbot. Je pensais que c'était la routine. »
Pourtant, une fois parti de Pittsburgh pour Philadelphie, le Colorado ou Boston, il a réalisé que ces sommets sont des raretés absolues. Voir un duo comme Suzuki et Caufield flirter avec les plateaux des 100 points et des 50 buts simultanément est un événement exceptionnel qui définit une époque pour une concession.
Atteindre la barre des 40 buts est une réussite en soi, mais c'est à partir de ce moment que la dynamique change. En discutant récemment avec des légendes comme Pierre Turgeon et Pierre Larouche, deux membres du club des 50 buts, Talbot a pu confirmer une réalité universelle chez les marqueurs : la pression mentale augmente à mesure que le calendrier s'amincit.
Selon ces vétérans, le processus suit une courbe prévisible :
Pour Cole Caufield, le défi des prochains jours ne sera pas seulement de déjouer les gardiens adverses, mais de rester imperméable à la pression monumentale de la métropole. Marquer six fois en onze sorties est tout à fait réalisable pour un tireur de sa trempe, à condition de ne pas laisser l'obsession du chiffre 50 paralyser son instinct de prédateur.
Qu'il atteigne l'objectif ou non, le simple fait qu'il force les observateurs à fouiller dans les livres d'histoire prouve que le Canadien tient enfin le « phénomène » que les partisans attendaient depuis des décennies.
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