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Il sera particulièrement intéressant de voir qui Scott Wheeler placera dans le top 3 des meilleures banques d’espoirs de la LNH une fois son exercice complété sur The Athletic et relayé sur X.
Pour l’instant, le Canadien de Montréal se retrouve au 9e rang en 2026, après avoir occupé la 3e place l’an dernier. À première vue, ce recul peut choquer, mais en réalité, il raconte exactement où en est rendu le Tricolore.
Déjà, l’ordre des espoirs du CH proposé par Wheeler est logique dans l’ensemble. Du premier au quatrième rang, peu de débats.
La conversation devient plus nuancée à partir du cinquième rang. Voir Bryce Pickford devant Adam Engström interpelle. Pickford fascine par son style et sa production, mais Engström offre déjà une fiabilité professionnelle mesurable. Si l’ordre est bon, ça signifie que Pickford a vraiment un aussi haut potentiel que ses chiffres le démontrent au niveau junior. Même au neuvième rang, Joshua Roy paraît peut-être évalué un peu généreusement, considérant qu’il approche d’un moment charnière dans son développement. Le talent est là, mais la patience du CH, elle, n’est pas infinie. Le voir devant un Florian Xhekaj est donc plutôt discutable.
Pour le reste, la hiérarchie tient bien la route. Un joueur comme Owen Protz, par exemple, pourrait très bien devenir l’une des surprises de ce groupe, un défenseur robuste, sans éclat offensif, mais parfaitement identifiable dans un rôle précis. Autre constat impossible à ignorer, la présence marquée de gardiens dans le top 15. Fowler, Volokhin, Cournoyer, Miller: cette congestion à une position aussi spécifique soulève inévitablement la question d’échanges à moyen terme.
Si le Canadien glisse dans ce classement, le contexte est essentiel. La saison dernière, Montréal était 3e, notamment parce qu’Ivan Demidov faisait encore partie de la banque d’espoirs. Aujourd’hui, il n’y figure plus pour une excellente raison: il joue à plein temps dans la LNH.
Le Tricolore n’est plus en phase d’accumulation, il est passé à l’étape suivante. À l’avenir, le Canadien ne repêchera plus aussi haut qu’au moment où il a mis la main sur Juraj Slafkovský, Demidov ou Reinbacher. En progressant au classement général, son rang de sélection reculera, limitant l’accès aux espoirs de très haut niveau. Techniquement, la banque brute en souffrira.
Cela dit, avec Kent Hughes à la barre, rien n’indique que Montréal cessera de trouver de la valeur malgré un positionnement moins favorable — il suffit de penser à Lane Hutson et Zharovsky par exemple. Tant que la banque demeure à flot et que la base déjà en place est dominante, le CH est en voiture… et c’est exactement ainsi qu’on jette les fondations d’une équipe aspirant à une dynastie.
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