
Tous les détails ici !
Le marché des échanges 2026 s’annonce calme, presque figé, et ce n’est pas qu’une impression. Comme l’a souligné Shaun Starr dans The Starr & D’Amico Show, l’été a été plus tranquille qu’à l’habitude. À moins de deux mois de la date limite, il ne faut pas s’attendre à des feux d’artifice. Les agents libres sans restriction seront transigés, mais leur nombre fond comme neige au soleil. Plusieurs ont déjà signé, ce qui réduit le bassin disponible et transforme les options en mirages coûteux.
Marco D’Amico va encore plus loin, il rappelle que les «transactions hockey» se font rarement en mars. Ce type d’échange survient surtout l’été, quand les équipes ont plus de marge pour remodeler leur alignement.
Pour le Canadien, cela signifie une chose, il ne faut pas tomber dans le piège de la surenchère. Kent Hughes a des munitions — choix au repêchage, espoirs, joueurs actifs — mais il doit les utiliser avec discernement. Si la bonne transaction se présente — au bon prix — parfait, sinon, demeurer patient n’est pas une faiblesse, c’est une stratégie.
La formation performe déjà à un niveau élevé malgré plusieurs blessés. Ces retours à venir valent presque une acquisition interne. Pourquoi payer trop cher pour un joueur dont la carrière est derrière lui ou pour un feu de paille d’une saison? Même un nom prestigieux comme Sidney Crosby ne justifie pas de vider le futur du club. Attention, on est prêts à payer cher pour une addition exceptionnelle comme Sid the Kid, mais pas de là à se départir des Demidov, Fowler et compagnie non plus. Il faut rester lucides, Montréal n’a pas besoin d’un joueur qui brillera trois mois avant de disparaître.
Le Canadien vise les séries — et faire un bout de chemin est alléchant — mais pas à tout prix. Le plan à long terme ne doit pas être sacrifié pour tenter un coup de circuit.
Il y a aussi la question des blessés, qui reviendront bientôt afin de prêter main forte à la troupe de Martin St-Louis — et qui pourraient possiblement être monnayés? L’équipe s’en sort bien sans eux, ce qui ouvre la porte à des scénarios audacieux. Toutefois, il faut éviter de dénaturer la chimie actuelle. Montréal a trouvé une identité forte… et la casser pour un pari risqué serait une erreur.
Bref, Hughes doit garder le cap. Le marché est mince, les prix seront automatiquement élevés… et Montréal n’a rien à prouver en se lançant dans une course effrénée pour obtenir des joueurs décevants. La patience, cette fois, pourrait être la meilleure arme…
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.