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Le plafond salarial de la LNH explose. Après des années de stagnation, il grimpe à 95,5 M$ cette saison, atteindra 104 M$ en 2026-2027 et pourrait frôler 113,5 M$ en 2027-2028. Selon une analyse de The Athletic, certaines équipes sont assises sur un véritable trésor: des contrats à long terme signés avant cette inflation.
La bonne nouvelle pour les partisans du CH? Montréal pointe au troisième rang du top-5, et ce n’est pas le fruit du hasard.
Le Canadien n’a pas la plus longue liste de joueurs verrouillés, mais la qualité de ceux qui le sont change la donne. Lane Hutson — déjà considéré comme un futur top-5 défenseur dans la ligue — est lié au club jusqu’en 2034 pour moins de 9 M$ par saison. Nick Suzuki et Cole Caufield, deux piliers offensifs, coûtent chacun sous la barre des 8 M$ pour encore plusieurs années. Juraj Slafkovsky (7,6 M$) et Kaiden Guhle (5,55 M$) complètent une base jeune et talentueuse, pendant que Noah Dobson, à 9,5 M$ pour huit ans, stabilise la défense. Oui, Ivan Demidov et Zachary Bolduc auront droit à des augmentations, mais Montréal libérera plus de 20 M$ avec les départs de Laine, Gallagher et Anderson d’ici deux ans. Par chance, Kent Hughes et Jeff Gorton viennent de prolonger leurs ententes… sans toucher à la masse salariale.
La Floride domine ce classement. Barkov, Bennett, Lundell, Tkachuk, Reinhart, Forsling et Jones sont tous liés pour au moins cinq ans, à des cap hits qui paraîtront ridicules quand le plafond atteindra 110 M$. La Caroline suit avec une stratégie agressive: Jarvis, Aho et Slavin sont signés pour sept ans ou plus, et les extensions de Stankoven et Blake à 6 M$ et 5,1 M$ pour neuf ans sont des coups de maître. Tampa Bay, malgré un début de saison catastrophique, a Point, Guentzel et Hagel sous des contrats avantageux et pourrait disposer de 25 M$ de marge dès l’été prochain. Winnipeg, enfin, profite d’un trio Scheifele-Hellebuyck-Connor verrouillé à prix d’ami, avec Morrissey et Samberg pour solidifier la défense.
Mentions honorables? New Jersey, Edmonton et Vegas. Les Devils bénéficient des rabais Hughes-Bratt, mais Hischier coûtera cher bientôt. Les Oilers ont McDavid et Draisaitl sous contrôle, mais le contrat de Nurse est un boulet. Quant aux Golden Knights, ils ont Eichel et Marner… à prix fort, et devront sortir le chéquier pour Dorofeyev après sa saison de 35 buts.
Alors, où est la vraie force? À Montréal. Une équipe jeune, compétitive, avec des contrats béton et une marge de manœuvre qui va exploser. Quand le plafond frôlera 113 M$ et que Demidov sera en feu, oubliez le mot reconstruction. Entre 2028 et 2030, la LNH pourrait bien parler français.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Amoureux de la langue de Molière et passionné de hockey depuis toujours, il possède un œil de lynx capable de remarquer ce que d'autres ne voient pas. Sa capacité à verbaliser ces observations lui permet de marquer des points à tous coups. Sa créativité et son souci de la précision sauront combler vos besoins en information sportive, concise et percutante!
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