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Le Canadien de Montréal avait établi une norme cette saison. Une règle presque immuable. Lorsque l’un de ses gardiens affichait un pourcentage d’arrêts supérieur à 0,900, la victoire suivait. La fiche parlait d’elle-même : 27-0-3. Une séquence qui en disait long sur l’équilibre du CH, sur sa capacité à transformer une bonne performance devant le filet en résultat concret au tableau.
Cette logique a toutefois trouvé sa limite, jeudi soir, face aux Red Wings de Détroit. Pour la toute première fois cette saison, Montréal s’est incliné en temps réglementaire malgré un pourcentage d’arrêts supérieur à la barre magique. Jakub Dobeš a été solide, très solide même, conservant une moyenne de 0,926. Il aura fallu un tir dévié et une erreur qui s’est vite transformée en échappée surprise pour le battre. Rien à lui reprocher. Rien non plus à cacher derrière le masque.
Le plus troublant dans cette défaite, c’est qu’elle survient alors que le Canadien demeure l’une des attaques les plus productives de la LNH. Cinquième meilleure formation offensive de la ligue à l’heure actuelle, le CH avait pris l’habitude d’imposer son rythme, de multiplier les chances de qualité et de faire plier l’adversaire tôt ou tard. Ce scénario s’est répété… jusqu’à ce qu’un certain John Gibson décide d’y mettre un terme.
Gibson est, sans détour, la principale raison de ce revers. Le gardien des Wings semble avoir une immunité divine contre les attaquants du Tricolore. Le 10 janvier dernier, il avait blanchi Montréal 4-0 en repoussant 27 tirs. Jeudi soir, il a remis ça avec 32 arrêts sur 33 lancers. En deux matchs face au CH, Gibson affiche un pourcentage d’arrêts ahurissant de 0,983 et a stoppé 59 des 60 tirs dirigés vers lui. Un mur. Un vrai.
Sans cette performance hors norme, la discussion serait tout autre. Montréal parlerait aujourd’hui d’une fiche améliorée à 28-0-3 lorsque ses gardiens livrent la marchandise. Le constat est cruel, mais révélateur.
Pour une rare fois cette saison, la défaite du Canadien ne peut être attribuée à son gardien. C’est une maigre consolation dans un match important au classement, certes, mais le message demeure clair. Lorsque les gardiens du Tricolore obtiennent ce niveau de performance, l’équipe devient pratiquement imbattable. Il a simplement fallu un Gibson en état de grâce pour rappeler que, même dans une saison bien huilée, certaines soirées échappent à toute logique… et ce n’est pas toujours la meilleure équipe sur la glace qui l’emporte.
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