
Les blessures? Le Canadien n'en fait qu'à sa tête!
Le hockey est un sport d'adversité, et la LNH est une ligue impitoyable. Une des choses les plus difficiles à mettre sur pieds est d'avoir une équipe, au sens le plus pur du terme. C'est exactement le visage que présente actuellement le Canadien de Montréal en ce début de saison.
Malgré l'absence de piliers majeurs — pensons au premier centre et capitaine, Nick Suzuki, au jeune talent offensif électrisant Ivan Demidov, ou encore au défenseur le plus sollicité, Mike Matheson —, le Tricolore trouve constamment le moyen de l'emporter.
Une formation qui s'écroule dès que ses vedettes tombent au combat est une équipe qui manque cruellement de profondeur, de structure, de leadership et de solidité. Mais le Canadien démontre match après match qu'il est tout le contraire.
La récente victoire de 5 à 4 contre les Penguins de Pittsburgh en est l'exemple le plus éclatant. Samedi soir, la résilience et la profondeur ont pris tout leur sens alors que Josh Anderson a su se lever dans les moments clés pour imposer son impact et sa détermination, que Lane Hutson a rappelé à tous pourquoi son talent et sa vision de la glace s'apparentent à de la magie pure, et que Phillip Danault a offert un cours magistral de jeu complet, s'illustrant par son travail d'ombre indispensable, même loin des feux de la rampe des pointeurs. Des joueurs comme Alexander Texier et Owen Beck — ce dernier rappelé de dernière minute et inséré dans l'alignement pour suppléer à la blessure de Kirby Dach — ont également répondu à l'appel avec brio, jouant un match inspiré.
C'est cela, la marque des grandes équipes : tout le monde participe, tout le monde rame dans la même direction, avec le cœur à l'ouvrage et un don de soi total.
On n'ira pas jusqu'à dire que tout est parfait. L'avantage numérique par exemple, ne va vraiment pas bien, mais le Canadien trouve le moyen de gagner quand même.
Si Montréal peut se permettre de perdre autant de morceaux d'importance sans perdre ni son identité ni sa compétitivité, c'est le signe éloquent d'une organisation bien gérée, inspirée par un excellent travail d'entraîneur et soutenue par une structure irréprochable.
Le parfait équilibre entre la fougue de la jeunesse et l'expérience des vétérans insuffle une confiance contagieuse.
Chris Kreider vantait la culture de l'équipe en fin de semaine devant les médias. Pour lui c'est exactement pourquoi cette équipe parvient à se donner une chance de gagner chaque soir, malgré les blessures.
Ceci dit, on a bien hâte que tout le monde revienne en santé et on a surtout hâte de voir si le retour d'Ivan Demidov pourra relancer le jeu de puissance. Mais tsé... sans pression le jeune !
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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