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Shaun Starr et Marco D’Amico l’ont dit sans détour dans une de leurs plus récentes capsules. Le Canadien est en train de redevenir complet, en bonne santé, et c’est à ce moment précis que les choses deviennent inquiétantes pour le reste de la LNH.
Pendant des années, la profondeur du Tricolore a été un concept théorique. Une idée séduisante, jamais une réalité. Montréal alignait un deuxième trio compétent, parfois, puis trois quatrièmes trios qui tentaient de colmater les brèches. Le club survivait, rarement il dominait. Cette époque appartient désormais au passé. Dans The Starr & D’Amico Show, on sent presque un ton d’avertissement: les Canadiens sont en train de redevenir dangereux.
D’Amico l’a résumé avec précision. Le match face au Colorado a mis en évidence une profondeur offensive rarement vue à Montréal. Kirby Dach et Zachary Bolduc sur un quatrième trio… en apparence. Deux joueurs capables de produire, capables de renverser un match, capables d’offrir exactement le supplément d’attaque qui manque aux équipes aspirantes quand le calendrier commence à faire mal. Ils ont marqué deux fois. Ils ont forcé l’Avalanche à sortir de son plan de match. Ils ont démontré que Montréal n’est plus ce club à une seule dimension… à un seul trio, celui du capitaine.
La réflexion est encore plus révélatrice quand on regarde la défense. D’Amico veut revoir Hutson-Dobson. Impossible de lui donner tort. Instantanéité, relances propres, vision complémentaire. Si cette paire se stabilise, l’état-major du CH devra trancher dans un groupe déjà bien garni. Matheson joue comme un défenseur numéro un. Guhle monte encore en puissance. Carrier et Xhekaj ne lâchent jamais le morceau. Struble attend patiemment son tour dans les gradins. Les décisions qui s’en viennent ne seront pas logiques… elles seront cruelles.
L’attaque suit le même scénario. Laine et Newhook approchent d’un retour. Quel régulier devra sortir de la formation? Veleno et Blais attendent déjà sur la galerie de presse. Un vétéran comme Gallagher? Pour la première fois depuis longtemps, les choix difficiles ne concernent plus une recherche désespérée de potentiel. Ils découlent d’un luxe rare: un excès de talent.
Dans la Ligue américaine, Engström pousse. Reinbacher aussi, même si les blessures retardent ses plans. Chacun frappe à la porte avec l’autorité de quelqu’un qui sait qu’une place l’attend tôt ou tard.
La profondeur faisait peur aux partisans autrefois. Ils redoutaient de voir qui allait enfiler un chandail, qui serait parachuté dans un rôle trop grand, qui survivrait à un match difficile. Cette époque est révolue.
Aujourd’hui, c’est la LNH qui tremble. Les équipes rivales voient un Canadien complet, armé de talents qui se bousculent pour une place. Elles comprennent que ce club-là n’a plus rien d’un projet fragile. En santé, Montréal devient un problème. Un vrai.
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