
Les montants exigés pour 30 secondes de pub pendant les matchs du CH donnent le vertige!
Le parcours éliminatoire du Canadien de Montréal ne fait pas que réjouir les partisans. Il génère aussi des retombées financières considérables pour tout un écosystème médiatique et commercial au Québec. Des stations de radio sportive aux chaînes de télévision, en passant par les bars, les restaurants et même les transporteurs aériens, les revenus grimpent de manière significative quand le CH joue en séries.
Mais c'est du côté des revenus publicitaires que les chiffres sont les plus impressionnants. Luc Dupont, professeur au département de communication à l'Université d'Ottawa et chercheur associé à l'Observatoire des médias sociaux en relations publiques, a dévoilé les résultats d'une analyse qui met en lumière l'ampleur du phénomène.
Selon les estimations du chercheur, une publicité de 30 secondes diffusée pendant un match éliminatoire du Canadien sur TVA Sports coûte actuellement entre 25 000 et 45 000 dollars. Ces messages rejoignent environ 1,5 million de téléspectateurs francophones au Québec, ce qui en fait un placement extrêmement prisé par les annonceurs.
Il faut préciser que cette fourchette de prix concerne un espace publicitaire classique lors d'un match éliminatoire ordinaire. Pour un septième match décisif, le tarif serait encore plus élevé. De même, les intégrations spéciales au contenu, comme les annonces lues directement par les commentateurs, représentent un produit distinct dont le coût diffère. Des entreprises comme Rona, BMR, Patrick Morin, CANAC, Ford ou Dodge investissent ces sommes non seulement pour atteindre un auditoire majoritairement masculin, mais aussi pour associer leur image à la marque prestigieuse que représente le Canadien de Montréal sur le marché québécois.
À titre de comparaison, une publicité lors du Bye Bye 2025, émission regardée par deux à trois fois plus de téléspectateurs qu'un match des séries, se négociait à 77 000 dollars il y a quelques mois. Le rapport entre l'audience et le prix demandé pour les matchs éliminatoires du CH montre à quel point l'engouement pour le hockey des séries constitue un levier publicitaire puissant.
L'impact financier des séries dépasse largement le simple cadre publicitaire. Selon ce que rapporte le collègue Maxime Truman de Dans Les Coulisses, tant BPM Sports que TVA Sports pourraient, pour la toute première fois de leur histoire, terminer leur exercice financier avec des bénéfices plutôt que des pertes. Un jalon historique pour ces deux entreprises médiatiques qui ont longtemps fonctionné dans le rouge.
Cette manne financière survient d'ailleurs dans un contexte de transaction pour BPM Sports, alors que RNC Média a vendu la station et qu'Arsenal Média, dirigée par Sylvain Chamberland, s'apprête à en faire l'acquisition officielle. Le moment ne pourrait être plus significatif pour les deux parties impliquées dans cette transaction.
Du côté de TVA Sports, les revenus générés par les séries éliminatoires laissent entrevoir un avenir prometteur. Non seulement la chaîne engraisserait des profits substantiels grâce au parcours du Canadien, mais cette situation favorable pourrait faciliter le renouvellement de son entente de diffusion avec la LNH. Il se murmure même que le réseau pourrait obtenir davantage de matchs que la saison précédente. Les prochaines semaines s'annoncent déterminantes à ce chapitre.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
À propos de l'auteur
Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.