Jakub Dobes, vue voilée contre Sharks

Le Canadien doit apprendre à «vider» le devant du filet

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Alexandre Lavoie

Alexandre Lavoie

Devant le filet, le vrai problème du Canadien ne se cache plus derrière un masque

Les images circulent, les constats s’empilent et la répétition finit par devenir lourde de sens. Comme l’a bien résumé Anthony Martineau, les deuxième et troisième buts des Sharks ont été marqués sans que le Canadien soit capable de faire le ménage devant son filet. Le scénario n’a rien d’isolé. Il se répète depuis plusieurs semaines, peu importe l’adversaire… ou le gardien en poste.

Le CH traverse une période où ses lacunes défensives sautent aux yeux. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, mais certains reviennent avec une constance troublante. Le débat se cristallise souvent autour des gardiens de but. Samuel Montembeault en a fait les frais, lui qui a perdu son poste et observe désormais les matchs depuis la galerie de presse. La question mérite toutefois d’être posée franchement, les gardiens sont-ils réellement toujours fautifs sur ces lancers de loin?

La réponse n’est pas noire ou blanche. Un lancer pris sans obstruction, sans déviation et avec une ligne de vue dégagée doit normalement être stoppé par un gardien de la LNH, sauf s’il s’agit d’un lancer parfait. Dès que la vue du portier est brouillée, la réalité change complètement.

Un tir masqué devient un arrêt de réflexe, parfois même un pari. Face aux Sharks, Jakub Dobeš n’y a pas échappé… et l’analyse que l'on en a fait allait exactement dans le sens évoqué par Martineau.

Pourquoi la vue du gardien est-elle souvent obstruée?

D’abord, la fameuse défensive homme à homme. Le sujet a été disséqué à maintes reprises, mais le problème demeure. Si les défenseurs faisaient le travail de base, soit libérer le devant du filet, ces situations seraient nettement moins fréquentes. Cela dit, ce système fait partie intégrante de la philosophie de Martin St-Louis… et il ne changera pas du jour au lendemain.

Ensuite, il y a le type de défenseur envoyé au front. Le problème ne se limite pas à une présence précise sur la glace lors d’un but, mais bien à une tendance globale. Devant le filet, le Canadien manque trop souvent de présence dissuasive. Bien qu'Alexandre Carrier face un excellent travail, il n'est pas le plus physique… et il n'est pas le seul à pointer du doigt. Les écrans adverses s’installent, prennent racine et ne sont que rarement dérangés avec conviction.

À l’inverse, Arber Xhekaj incarne exactement ce qui manque à cette brigade défensive. Il impose un coût physique, coupe l’oxygène devant la cage et force les attaquants à réfléchir à deux fois avant de camper dans l’enclave. Dès lors, la question mérite d’être posée : pourquoi ce profil-là demeure-t-il si souvent en marge, alors qu’il répond précisément à un besoin criant? D’autant plus que Xhekaj a corrigé ce que St-Louis lui reprochait, soit son indiscipline. Dans une équipe qui peine à protéger ses gardiens, se priver volontairement d’un défenseur qui vide le devant du filet ressemble de plus en plus à un choix idéologique plutôt qu’hockey.

Sur les deux buts concédés face aux Sharks, la responsabilité repose d’abord sur les défenseurs. Ils n’ont pas protégé leur gardien, point final. Ce détail deviendra encore plus crucial en séries éliminatoires, là où les coups de bâton dans le dos sont tolérés et où la robustesse grimpe d’un cran. 

Le Canadien devra impérativement faciliter la tâche de ses cerbères. Peu importe qui se trouve devant la cage, s’il ne voit pas la rondelle, on ne parle plus d’un arrêt de routine, mais d’un exercice de survie.

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Source: X (Twitter)
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