
Le visage du Canadien aurait été très, très différent.
Après avoir fait son bilan officiel de la saison régulière en compagnie de Geoff Molson, Marc Bergevin a entamé une tournée des médias montréalais pour expliquer ce qui s'est passé, et donner des informations aux partisans en ce qui a trait au futur de l'organisation. Hier, il était au micro de la radio TSN690, et on doit dire que nous avons été gâtés par les nombreuses déclarations du directeur général.
Nous vous rapportions plus tôt qu'il n'avait pas hésité une seconde à comparer Karl Alzner à Zdeno Chara. Il a aussi donné plus d'informations sur pourquoi il a décidé de laisser passer Eric Staal, lors de l'été 2016. Mais ce n'est pas tout. Le DG du Tricolore a laissé sous-entendre qu'il aurait bien pu faire partie d'un énorme échange.
L'animateur Mitch Melnick lui a parlé de l'échange de Kyle Turris, qui est passé des Senators aux Predators de Nashville lors du blockbuster à trois équipes qui a envoyé, entre autres, Matt Duchene à Ottawa. Il lui a demandé pourquoi le CH n'avait pas essayé d'en faire l'acquisition. Voici exactement ce que Bergevin a dit:
"Comment vous savez que nous n'avons pas tenté d'aller chercher Kyle Turris? Je comprends que vous voulez que l'on fasse des efforts pour être transparents, mais c'est une business et nous devons être vigilants avec ce que nous disons, et ce que nous gardons secret."
C'est donc dire que si l'on se fie au témoignage du DG montréalais, le Canadien était bel et bien dans la course pour obtenir les services du joueur de centre. Turris a accumulé 16 buts et 35 passes pour 51 points en 76 parties cette saison, et joue un bon rôle de joueur de deuxième centre à Nashville. Il a été sélectionné au 3e rang du repêchage de 2007, derrière Patrick Kane et James Van Riemsdyk.
Tout de suite après l'échange, l'attaquant de 28 ans a signé un contrat de six ans et 36 millions de dollars, qui lui rapporte 6 millions annuellement jusqu'en 2024.
Plusieurs partisans auraient bien aimé que le Tricolore réussisse à mettre la main sur lui. Mais plusieurs questions se doivent d'être posées: aurait-il fait l'affaire à Montréal? Est-ce qu'il aurait réglé le problème du premier centre manquant? Surtout: qu'est-ce que le Canadien aurait été obligé de donner aux Sens?
Tant de questions qui demeurent sans réponse. Une chose est sûre, toutefois: la recherche du premier centre dominant se poursuit du côté du CH...
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.