
Les DG's ont une fenêtre de 7 jours pour en profiter avant qu'il ne soit trop tard!
Le monde du hockey professionnel s'apprête à vivre un tournant majeur dans quelques jours à peine. Le 15 septembre marquera l'entrée en vigueur de nouvelles règles en même temps que la nouvelle convention collective signée par la ligue avec l'Association Des Joueurs (NHLPA).
L'une d'entre elles aura d'ailleurs des conséquences et un impact particulièrement important sur la façon dont les équipes construisent leur noyau de joueurs pour les années à venir.
Avec la nouvelle convention collective, la durée maximale d'une prolongation de contrat pour un joueur déjà au sein de son équipe passera d'un maximum de 8 ans à 7 ans maintenant. Pour les joueurs autonomes sans restriction, la limite sera désormais de 6 ans au lieu de 7 ans. Ce resserrement des règles change fondamentalement la dynamique des négociations contractuelles dans la ligue.
Cela soulève une question fascinante: Est-ce qu'une formation pourrait profiter des derniers jours avant l'entrée en vigueur de ces nouvelles règles pour offrir un contrat de 8 ans à l'un de ses joueurs? La fenêtre est encore ouverte, mais elle se refermera très bientôt. Les directeurs généraux les plus astucieux pourraient être tentés de maximiser cette dernière occasion d'attacher un joueur clé pour une durée prolongée.
C'est d'ailleurs ce qu'on fait les Canucks de Vancouver avec leur jeune défenseur prometteur Zeev Buium en le signant pour une durée de 8 ans avant qu'il ne soit trop tard.
Le cas le plus frappant pour illustrer l'impact de ce changement est celui du contrat record de Cale Makar avec l'Avalanche du Colorado, évalué à 163,2 millions de dollars. Ce montant historique a été rendu possible grâce à la durée maximale de 8 ans. Avec la nouvelle limite de 7 ans, surpasser cette marque deviendra maintenant impossible pour les prochaines années.
Pour qu'un joueur dépasse le contrat record de Makar sous les nouvelles règles, il faudrait une valeur annuelle moyenne (AAV) de plus de 23,3 millions de dollars sur sept ans. Or, un tel salaire ne serait même pas envisageable tant que le plafond salarial n'atteindra pas au moins 116,6 millions de dollars. Toutefois, même si le plafond le permettait techniquement, consacrer une telle portion de sa masse salariale à un seul joueur représenterait un pari risqué pour n'importe quelle organisation.
La prochaine semaine sera donc à surveiller de très près. Le paysage contractuel de la LNH est sur le point de changer de façon permanente, et les équipes qui n'auront pas agi avant le 15 septembre devront composer avec une nouvelle réalité beaucoup plus restrictive.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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