La fusillade : la bête noire du CH

La fusillade : la bête noire du CH

Hier soir, le brio de Carey Price et un but tard en troisième période de Daniel Brière ont permis au CH d’étirer le match jusqu’en fusillade. Cependant, pour la deuxième fois en deux tentatives, la troupe de Michel Therrien est incapable de récolter

HabsolumentFan

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Hier soir, le brio de Carey Price et un but tard en troisième période de Daniel Brière ont permis au CH d’étirer le match jusqu’en fusillade. Cependant, pour la deuxième fois en deux tentatives, la troupe de Michel Therrien est incapable de récolter le point supplémentaire. Après la défaite contre le Lightning, des statistiques intéressantes ont circulé sur les réseaux sociaux. Depuis l’instauration des tirs de barrage lors de la saison 2005-2006, le CH a le 29e meilleur taux de réussite avec avec 27,8% des essais convertis en buts. Devant le filet, le CH se tient au milieu du peloton en ayant le 14e meilleur taux d’arrêts avec un pourcentage de .679. Ces statistiques expliquent parfaitement les déboires du Tricolore lorsqu’il est question de trancher le débat avec la fusillade. J’ai regardé les deux matchs où le CH s’est retrouvé en pareille situation et j’ai analysé les deux séances. En conclusion, j’ai trouvé deux raisons pour lesquelles le CH a un dossier de 0-2. Bonnes décisions, mauvaise exécution Contre les Blues de St. Louis, le Tricolore affrontait un gardien à petit gabarit donc la meilleure option est de tirer. Évidemment, il faut faire bouger un peu le gardien aussi pour créer des trous et ainsi capitaliser lorsque le joueur voit l’ouverture. Alex Galchenyuk était le premier tireur et il a tenté de le déjouer avec sa feinte habituelle. Il ne faut pas lui en vouloir puisqu’il ne possède pas le meilleur lancer et il est très habile avec ses feintes. Malheureusement pour lui, Halak est un gardien rapide donc il a suivit le numéro 27 très facilement. Le deuxième tireur, Brendan Gallagher, a tenté de mettre  les consignes mentionées plus haut en pratique. Cependant, il a tiré directement sur la jambière du gardien des Blues. Finalement, Max Pacioretty a tenté de battre Halak avec un tir lui aussi, mais il a complètement raté la cible. Lors que tu optes pour un tir, tu dois au moins touché le filet. Résultat, défaite du CH. Hier, c’était tout le contraire. Ben Bishop est un gardien beaucoup plus imposant donc le battre avec un tir en fusillade est presque impossible, sauf si tu t’appelles Alexander Ovechkin ou Steven Stamkos. La solution est de faire bouger le gardien de gauche vers la droite ou vice versa avec des feintes pour créer des ouvertures. Le premier tireur était encore une fois Galchenyuk. Il a tenté de battre Bishop avec une feinte et un tir du revers, mais sans résultat. Le deuxième tireur, Daniel Brière, a tenté d’endormir le gardien avec un mouvement gauche-droite et ensuite un tir du côté du gant, mais encore une fois, Bishop résiste facilement. Le dernier tireur était Brendan Gallagher et il est tombé dans le piège en tentant de battre le gardien à format géant avec un tir. Les trois joueurs ont fait la même erreur dans cette séance, soit d’arriver devant le gardien sans aucune vitesse. La clé pour battre un gardien imposant est de le battre de vitesse. Bishop n’a même pas eu à faire de déplacements difficiles, car les joueurs du Tricolore arrivaient tranquillement et ils devenaient prévisibles. Résultat, autre défaite du CH. Déjà sur les talons après une ronde On sait tous que Carey Price n’est pas un gardien qui excelle dans les tirs de barrage. Malheureusement, lors des deux séances cette saison, le premier tireur de l’équipe adverse a eu le dessus sur le gardien du CH donc Price place déjà ses coéquipiers sur les talons. Les joueurs arrivent au centre de la patinoire avec la pression de marquer pour tenter de ramener les deux équipes à la case départ et cette pression peut occasionner une mauvaise prise de décision. Si Price arrêtait le premier tireur et que le CH réplique avec un but, on n’a pas le même match puisque la pression serait sur les joueurs du Lightning donc ce sont eux qui seraient le plus à risque de faire des erreurs ou de prendre des mauvaises décisions. Cependant, pour le match d’hier, on ne peut pas vraiment en vouloir à Price. Avec une performance de 44 arrêts et surtout, son brio en prolongation, c’était plutôt aux joueurs de se botter les fesses et de trouver un moyen de marquer lors des tirs de barrage. Dans le cas de Price, il a fait sa part, mais il semble que ce n’était pas encore assez. Pour me suivre sur Facebook, cliquez ici. @MaximeDuquet

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